Par Kemo Kanyi
Un ancien haut responsable gouvernemental a appelé à des mesures d’austérité pour faire face au coût élevé du carburant affectant les citoyens.
- Lamin Camara, ancien secrétaire permanent au ministère des Finances et de l’Économie, a exhorté le gouvernement gambien à appliquer des mesures d’austérité pour résoudre les problèmes liés au coût élevé du carburant.
Dans un article partagé avec The Voice mardi, Camara a indiqué que le gouvernement perçoit environ 16,00 D par litre de revenus provenant du carburant tout en réclamant une subvention d’environ 500 millions de D pour avril et mai.
Il a remis en question le chiffre d’affaires total généré par la vente de carburant durant cette période, arguant que le gouvernement « tire de la même source qu’il prétend subventionner ».
Camara a proposé de réduire la marge de revenus de 16,00 D16,00 à 6,00 Ds par litre, ce qui, selon lui, ferait baisser les prix de la pompe de 10,00 D, et a appelé à des mesures d’austérité pour compenser la perte de revenus qui en résulterait.
Il a suggéré la réintroduction d’une politique gouvernementale stricte pour limiter la taille de la flotte aux opérations essentielles, ainsi qu’une réduction des allocations de carburant et des allocations pour les responsables publics.
Camara a indiqué que certains responsables reçoivent des allocations de carburant excessives, invoquant son expérience au ministère de l’Agriculture où les allocations ministérielles dépassaient 40 000 D’énergie par mois, à l’exclusion de dispositions supplémentaires provenant d’autres sources.
Il a averti que de telles pratiques déconnectent les responsables des réalités économiques auxquelles font face les citoyens ordinaires.
L’ancien Secrétaire permanent a également appelé à un examen du budget national, invoquant la prolifération des agences, commissions et centres, qui, selon lui, a augmenté les dépenses publiques par des subventions.
Il a recommandé de rationaliser certaines de ces institutions sous leurs ministères d’origine afin de réduire les coûts.
Camara a en outre appelé à un contrôle plus strict des déplacements officiels, affirmant que les visites fréquentes des ministres, souvent avec des allocations journalières élevées, exercent une pression supplémentaire sur les finances publiques.
Il a soutenu que la mise en œuvre de ces mesures d’austérité compenserait les pertes de recettes dues à la baisse des charges du carburant sans affecter significativement la stabilité budgétaire.
Camara a averti qu’un manquement à l’action pourrait aggraver la situation économique, car la hausse des prix du carburant impacterait les produits essentiels et les services publics, y compris les tarifs de la National Water and Electricity Company (NAWEC), affectant ainsi les moyens de subsistance.
