Par Cecilia E.L. Mendy
La Haute Cour de Banjul, présidée par le juge Sidi K. Jobarteh, a ordonné jeudi à l’État de fournir une assistance juridique à Mamadou Bah, poursuivi pour meurtre.
Selon l’acte d’accusation, Mamadou Bah est poursuivi pour meurtre, en violation de l’article 155 et passible des sanctions prévues à l’article 156 de la Loi de 2025 sur les infractions pénales.
Les faits reprochés indiquent que le 15 juin 2026, à Fajara, dans la municipalité de Kanifing, l’accusé aurait, avec préméditation, causé la mort de Yunusa Mbaye en le poignardant au cou à l’aide d’une bouteille cassée, commettant ainsi l’infraction de meurtre.
L’État était représenté par le directeur adjoint des poursuites publiques, E.R. Dougan, tandis que l’accusé comparaissait sans avocat.
À l’ouverture de l’audience, le juge Sidi K. Jobarteh a demandé à Mamadou Bah s’il était représenté par un conseil. L’accusé a répondu qu’il ne disposait d’aucun avocat.
Il a expliqué qu’il avait l’intention d’engager un avocat s’il en avait les moyens. Il a également indiqué qu’il était auparavant représenté par un avocat, mais que celui-ci était décédé.
Le juge Sidi K. Jobarteh a rappelé que l’accusé faisait face à une accusation de meurtre, une infraction passible de la peine capitale. Constatant qu’il n’était pas en mesure d’obtenir les services d’un avocat, la Cour a ordonné à l’État de lui fournir une représentation juridique.
Le secrétaire exécutif de l’Agence nationale d’aide juridique (NALA) a été chargé de désigner un avocat pour représenter l’accusé à la prochaine audience.
Le juge a également ordonné que la NALA reçoive, avant la prochaine audience, une copie de l’ordonnance ainsi que de l’acte d’accusation.
L’affaire a été renvoyée au jeudi 9 juillet 2026 pour l’enregistrement du plaidoyer.
