Par Haddy Touray
L’affirmation selon laquelle le gouvernement aurait créé 163 000 emplois d’ici le premier trimestre 2026 est remise en question, des doutes étant soulevés quant à sa cohérence avec les statistiques disponibles sur le marché du travail.
Madi Jobarteh a indiqué que ce chiffre semble incompatible avec les conclusions de l’Enquête sur la population active de la Gambie (Gambia Labour Force Survey – GLFS) 2025, qui estime la population active du pays à environ 675 470 personnes, dont environ 619 620 sont employées.
Il a ajouté que 163 000 nouveaux emplois représenteraient environ 25 % de la population active nationale, un niveau de création d’emplois qu’il juge peu probable sans une expansion économique structurelle majeure ou d’importants flux d’investissements.
- Jobarteh a noté qu’aucun rapport officiel ni bulletin statistique de l’Agence nationale des statistiques de Gambie (GBoS) ne confirme ces chiffres ni n’explique la méthodologie utilisée.
La GLFS 2025 estime que la main-d’œuvre du secteur formel public et privé compte environ 116 700 personnes, tandis que l’emploi public est évalué à environ 40 000 personnes, les forces de sécurité représentant moins de 10 000 personnes.
Il a remis en question la manière dont 163 000 emplois pourraient être créés en si peu de temps sans ventilation claire par secteur, type d’emploi ou catégorie professionnelle.
Le gouvernement n’a pas encore publié d’explication détaillée sur ce chiffre, notamment pour préciser s’il s’agit d’emplois permanents, temporaires, formels ou informels.
- Jobarteh appelle à une ventilation complète des données, incluant la méthodologie, la répartition sectorielle et la répartition régionale, afin de justifier cette affirmation et de garantir la transparence des statistiques nationales sur l’emploi.
