Par : Fatou Krubally
Le ministre des Pêches, l’honorable Musa Drammeh, a révélé que le secteur de la pêche et de l’aquaculture en Gambie reste l’un des piliers les plus solides de l’économie nationale, soutenant directement et indirectement plus de 200 000 personnes à travers le pays.
Le ministre des Ressources en eau des pêches et des Affaires de l’Assemblée nationale a fait cette déclaration samedi lors de la célébration de la Journée nationale des huîtres qui s’est tenue à l’Institut du tourisme et de l’hôtellerie de Gambie à Kanifing, où des responsables gouvernementaux, des partenaires de développement, des agences des Nations Unies et des femmes récolteuses d’huîtres se sont réunis pour réfléchir aux progrès du secteur.
L’honorable Drammeh affirme que le secteur de la pêche emploie actuellement plus de 25 000 femmes et hommes dans les communautés côtières, la récolte d’huîtres à elle seule soutenant directement des centaines de femmes et beaucoup d’autres indirectement par la transformation, le transport et la vente.
Il a ajouté que le secteur contribue à environ 12 % du produit intérieur brut du pays.
Il a souligné qu’auparavant, la récolte d’huîtres recevait peu d’attention malgré son importance pour la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance et l’économie, mais a ajouté que ces dernières années ont vu un nouvel engagement du gouvernement et des partenaires pour changer le récit.
Selon lui, les recherches scientifiques menées par le ministère ont aidé à orienter la production d’huîtres, notamment des études sur les périodes de frai et les conditions favorables à une agriculture durable sans endommager les écosystèmes de mangroves.
Il a également souligné la création de l’Association des Femmes des Huîtres TRY, qui, selon lui, a bénéficié de formations, d’équipements et d’un soutien technique pour renforcer ses opérations.
Le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à protéger les zones humides et les forêts de mangroves, les qualifiant de critiques pour la biodiversité, la protection côtière et la résilience climatique.
Il a également exposé des plans pour moderniser le secteur par l’amélioration des infrastructures, l’élargissement de l’accès au marché et le soutien à la valeur ajoutée et à l’entrepreneuriat.
L’honorable Drammeh a exhorté à la poursuite de la collaboration entre gouvernements, partenaires et communautés pour renforcer le secteur de la pêche, autonomiser les femmes et assurer un développement national durable.
