Par: Fatou Krubally
La Gambie a franchi une étape majeure vers le renforcement de sa résilience environnementale avec la validation du projet RECOSERV de la Grande Muraille Verte, une initiative nationale visant à restaurer les écosystèmes dégradés, à conserver la biodiversité et à répondre aux impacts croissants du changement climatique.
L’atelier de validation, tenu jeudi au Centre international de conférences Sir Dawda Kairaba Jawara, à Bijilo, a réuni des parties prenantes clés, notamment des responsables gouvernementaux, des partenaires internationaux, des chefs traditionnels, ainsi que des groupes de femmes et de jeunes. Organisé par l’Agence nationale pour l’environnement (NEA) en collaboration avec le PNUE, ce forum a marqué une étape cruciale dans la finalisation du document de projet avant sa mise en œuvre complète.
Dans son discours d’ouverture, Lamin Kamara, directeur des services intersectoriels à la NEA, a souligné que cette initiative s’inscrivait dans une ambition panafricaine plus large visant à lutter contre la désertification et à restaurer 100 millions d’hectares de terres dégradées d’ici 2030. Il a noté que « les défis du changement climatique, de la dégradation des terres et de la pauvreté sont un fardeau partagé qui exige des solutions collectives ».
Le directeur exécutif de la NEA, Dr Dawda Badjie, a décrit la Grande Muraille Verte comme « un mur imaginaire avec de vraies solutions », en insistant sur le fait que le déclin environnemental est causé par l’activité humaine plutôt que par une volonté divine. « Nous nous devons à nous-mêmes et aux générations futures de rétablir l’équilibre de nos écosystèmes », a-t-il déclaré aux participants, appelant à une collaboration entre les régions et les communautés.
La secrétaire permanente adjointe du ministère de l’Environnement, du Changement climatique et des Ressources naturelles, Mme Bintou Gassama Jammeh, a réaffirmé l’engagement du gouvernement, en soulignant que le projet est aligné sur les priorités nationales de développement et les Objectifs de développement durable (ODD). Elle a mis l’accent sur l’importance de renforcer la résilience climatique, de créer des emplois verts et d’autonomiser les jeunes et les femmes dans ce processus.
Le projet RECOSERV, officiellement intitulé « Restauration d’un corridor écologique pour la conservation de la biodiversité forestière et des services écosystémiques », se concentrera sur l’inversion de la déforestation, de l’érosion des sols et des impacts de l’élévation du niveau de la mer sur les communautés côtières.
Alors que les parties prenantes ont approuvé le document provisoire, cette validation a marqué un moment décisif dans le parcours environnemental de la Gambie. Avec une coopération régionale et une forte appropriation locale, le projet RECOSERV de la Grande Muraille Verte promet de transformer les paysages dégradés en sources de moyens de subsistance, de durabilité et d’espoir pour les générations à venir.
