Les Partis d’Opposition Appellent le Gouvernement à Respecter les Principes Constitutionnels

Par : Kemo Kanyi

Un groupe composé de quatre partis d’opposition a lancé un appel conjoint au gouvernement, lui demandant de respecter les principes fondamentaux de la démocratie tels qu’inscrits dans la Constitution gambienne.

L’appel a été formulé ce vendredi lors d’une conférence de presse tenue à l’hôtel Serges, à Senegambia. Les partis en question sont l’APP-SOBEYA dirigé par Essa Faal, le Congrès Démocratique de Gambie (GDC), le Parti de l’Alliance Populaire (PAP) et le Parti de l’Unité Nationale (NUP).

S’exprimant au nom des partis, Essa Mbaye Faal a exigé du gouvernement qu’il respecte les droits inaliénables des Gambiens. Il a déclaré que les biens de Jammeh faisaient partie intégrante du patrimoine national, et que leur liquidation sans le consentement ni l’information du public soulève de sérieuses préoccupations quant à la transparence et à la redevabilité du gouvernement.

« La demande du public pour que le gouvernement publie un document détaillant la nature, la vente et les bénéficiaires de ces biens est une revendication légitime de souveraineté sur la gouvernance », a souligné M. Faal.

Il a ajouté qu’un groupe de jeunes Gambiens avait simplement voulu exercer leur droit constitutionnel à la manifestation pacifique en sollicitant un permis de la police, et que le refus de ce permis suivi d’arrestations constitue une grave atteinte aux idéaux démocratiques du pays.

« La Constitution gambienne de 1997 garantit à chaque citoyen le droit à la liberté de réunion et d’association — un pilier fondamental de notre démocratie. En tant qu’opposition, nous sommes les gardiens des aspirations du peuple gambien pour une société juste et transparente. Ceux qui manifestent ne sont pas des fauteurs de troubles, mais des symboles d’espoir pour une Gambie respectueuse de la volonté populaire », a-t-il déclaré.

Les quatre partis ont en outre exigé que le gouvernement respecte les droits constitutionnels des citoyens, y compris la liberté d’expression et le droit de manifester pacifiquement.

Ils ont également demandé une transparence totale sur les biens de l’ancien président avec des rapports détaillés sur les ventes et les acheteurs, ainsi qu’un dialogue sincère entre le gouvernement, la jeunesse et la société civile afin de répondre aux préoccupations populaires.

Les groupes d’opposition ont conclu en avertissant que la voie de la répression conduit à la division et au désordre, ajoutant que la Gambie qu’ils défendent est celle où chaque voix compte et mérite d’être entendue.