Gajigo s’inquiète du rapport du Comité spécial sur la gestion des biens de Jammeh

Par Haddy Touray

Le Dr Ousman Gajigo, membre senior du parti Gambia For All, a exprimé de sérieuses préoccupations concernant les conclusions contenues dans le rapport du Comité spécial de la National Assembly sur la disposition des biens appartenant à l’ancien président Yahya Jammeh.

Le Dr Gajigo affirme que le rapport révèle des faits préoccupants d’incompétence administrative, de dysfonctionnements institutionnels et de manquements à la gouvernance dans la gestion et la disposition des biens de l’ancien dirigeant.

Selon lui, alors que le pays sortait de plusieurs années de dictature et traversait une transition politique complexe, l’ampleur et l’apparente évidence des irrégularités présumées décrites dans le rapport restent profondément préoccupantes.

Il souligne que les conclusions suggèrent des problèmes allant au-delà d’incidents isolés de mauvaise conduite, pointant plutôt ce qu’il décrit comme des défaillances systémiques au sein de plusieurs institutions étatiques.

Parmi les institutions citées dans le rapport figurent le ministère de la Justice, le Registrar of Companies, le conseil du Gambia Tourism Board, le Department of Lands et la Gambia Livestock Marketing Agency.

Le rapport, a-t-il indiqué, met en lumière des problèmes tels que l’altération présumée de registres officiels, l’absence de cadres procéduraux clairs, le non-respect des ordonnances judiciaires, le manquement aux responsabilités professionnelles et une supervision institutionnelle faible.

Le Dr Gajigo a en outre noté que certaines des irrégularités présumées impliquaient des hauts fonctionnaires censés respecter les plus hauts standards de conduite professionnelle. Il a cité l’ancien procureur général Abubacarr Tambadou comme l’un des responsables mentionnés en lien avec cette affaire.

Les biens mentionnés dans le rapport comprendraient notamment du bétail, de la faune sauvage, du matériel agricole, des aéronefs, des dépôts bancaires, des participations financières et des biens immobiliers, dont la valeur estimée se chiffre en milliards de dalasis.

Le Dr Gajigo a averti que la situation pourrait avoir des répercussions durables sur la confiance du public dans les institutions gouvernementales si des mesures de responsabilité ne sont pas mises en œuvre.

Il a également fait référence à des processus de reddition de comptes antérieurs, notamment les travaux de la Commission Janneh et de la Commission vérité, réconciliation et réparations, notant que les Gambians sont déjà familiarisés avec les rapports officiels détaillant des irrégularités présumées.

Il a exprimé son inquiétude quant au fait que les recommandations contenues dans de tels rapports ne reçoivent souvent pas de suivi adéquat, ajoutant que de nombreux citoyens restent sceptiques quant à la possibilité que des procédures judiciaires significatives découlent des dernières conclusions.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *