Le ministre de l’Intérieur explique les facteurs de la faiblesse de la patrouille frontalière concernant la transhumance

Par : Fatou Krubally

Le ministre de l’Intérieur a attribué la faiblesse des opérations de patrouille frontalière à des contraintes budgétaires et à une mobilité limitée, déclarant à l’Assemblée nationale que des ressources insuffisantes entravent un suivi efficace des mouvements transfrontaliers de bétail.

En réponse aux questions des parlementaires lors d’un débat sur un rapport de transhumance lundi, Abdoulie Sanyang a déclaré que, bien que des patrouilles conjointes de la police gambienne et du département de l’immigration soient en cours, les défis opérationnels restaient importants.

« L’un des facteurs limitant notre capacité est la mobilité et le coût opérationnel associé », a-t-il déclaré, notant que les allocations budgétaires annuelles pour les véhicules ne couvrent souvent que l’achat d’une ou deux unités.

Il révèle que la plupart des véhicules de police sont actuellement acquis par d’autres sources de revenus, y compris des services d’escorte bancaire, tandis que les revenus des missions de maintien de la paix — auparavant une source majeure de financement — ont considérablement diminué.

« Chaque fois que nous augmentons notre demande budgétaire pour les véhicules, elle est réduite », a déclaré le ministre.

Malgré ces contraintes, il a annoncé que le département de l’immigration a diplômé sa première promotion d’agents spécialisés dans la patrouille frontalière pour renforcer la surveillance.

Les agents se concentreront sur la surveillance de toutes les formes de déplacements transfrontaliers, en particulier lors des migrations pastorales saisonnières.

Le ministre a reconnu que, bien que les points d’entrée reconnus soient équipés de technologies modernes de tenue des registres, les points de passage irréguliers continuent de poser de sérieux défis, en partie atténués par des patrouilles physiques.

Concernant la coopération régionale, il a déclaré que son ministère engagerait le ministère des Affaires étrangères pour coordonner les discussions avec le Sénégal et la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) afin de renforcer les protocoles harmonisés de pastoralisme transfrontalier.

Il a réaffirmé l’engagement de la police gambienne à enquêter et poursuivre les infractions liées à la transhumance, notamment le vol de bétail, l’incendie de broussailles et les attaques violentes.

Alors que les législateurs réclamaient un renforcement de l’application, le ministre a maintenu que les agences de sécurité sont prêtes à soutenir les ministères de l’Environnement et de l’Agriculture dans la mise en œuvre de leurs mandats, sous réserve de la disponibilité de ressources adéquates.

Le résultat du débat devrait orienter une orientation politique supplémentaire alors que le gouvernement travaille à établir un cadre national global pour la gestion de la transhumance.

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