Des étudiants gambiens en Chine menacés de possible expulsion en raison de frais de scolarité impayés

Par Binta Jaiteh

Des étudiants gambiens parrainés par le gouvernement et poursuivant leurs études en Chine ont tiré la sonnette d’alarme face au risque de déportation et de cessation de leurs études en raison du non-paiement des frais de scolarité.

Selon un communiqué obtenu par ce média auprès des Étudiants gambiens en Chine (GSIC), plusieurs bénéficiaires des programmes de bourses du gouvernement gambien sont confrontés à une possible expulsion de leurs établissements respectifs en raison d’arriérés de frais de scolarité non réglés, malgré des appels répétés adressés aux autorités compétentes.

Tout en reconnaissant les efforts de l’Ambassade de Gambie en Chine, l’association a indiqué que les progrès ont été limités, attribuant la situation à ce qu’elle a qualifié d’attention insuffisante de la part du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, des Sciences et de la Technologie (MoHERST).

« Bien que le GSIC apprécie profondément les efforts de l’Ambassade de Gambie en Chine pour soutenir et résoudre cette question, les arriérés de frais de scolarité non réglés continuent de placer de nombreux étudiants dans des situations précaires, notamment la cessation de leurs études et une possible déportation », indique le communiqué.

L’association a en outre révélé qu’au cours des derniers mois, plusieurs lettres ont été adressées à la fois à l’Ambassade de Gambie à Pékin et au MoHERST, sans qu’aucun résultat concret n’ait été obtenu.

Elle a ajouté qu’en septembre 2024, des représentants du GSIC ont rencontré le président Adama Barrow lors de sa visite à Pékin, en présence du ministre des Finances, afin de souligner l’urgence de la situation. Cette rencontre a été suivie d’une réunion avec l’ancien secrétaire permanent du MoHERST, au cours de laquelle la question a de nouveau été soulevée.

« Malgré ces engagements de haut niveau et les relances répétées, aucune résolution définitive n’a été obtenue », précise le communiqué.

Le GSIC a également révélé que des efforts soutenus ont été déployés pour dialoguer avec l’ambassade par le biais de correspondances officielles et d’appels téléphoniques, tandis qu’un point focal désigné au sein du MoHERST a été contacté à plusieurs reprises. En outre, un membre du GSIC a effectué des suivis physiques en Gambie, mais les frais de scolarité en souffrance demeurent impayés.

La situation a désormais atteint un stade critique, les étudiants concernés ayant, selon les informations, reçu des avis définitifs de leurs établissements respectifs le 8 janvier 2026. Ces avis avertissaient que leurs études seraient interrompues si les frais impayés n’étaient pas réglés avant le 10 janvier 2026.

Le GSIC a déclaré avoir de nouveau contacté en urgence l’Ambassade de Gambie à Pékin, appelant à une intervention rapide pour éviter ce qu’il a qualifié d’issue désastreuse.

L’association a exhorté le gouvernement à prendre des mesures immédiates et décisives, avertissant qu’un manquement à cet égard perturberait non seulement les parcours académiques individuels, mais porterait également atteinte à la crédibilité des programmes de bourses parrainés par l’État.