Par Isatou Sarr
Le journaliste gambien Kemeseng Sanneh, également connu sous le nom de Kexx Sanneh, a déposé une plainte contre Alport Banjul, alléguant une résiliation illégale de son contrat de travail.
Sanneh, qui travaille sous la bannière Kexx News, a déposé la plainte mardi devant le juge Coker de la Haute Cour de Banjul. Le défendeur, Alport Banjul, est une société à responsabilité limitée constituée en vertu de la loi gambienne.
Selon la déclaration de réclamations, Sanneh a été embauchée par Alport Banjul le 17 avril 2025 comme correspondante média, dans le cadre d’un contrat d’un an, avec un salaire annuel de 150 000 D. Le contrat incluait apparemment des dispositions sur la rémunération, les devoirs et la résiliation, mais ne restreignait pas les droits constitutionnels de Sanneh à la liberté d’expression, d’association ou de réunion pacifique.
Sanneh affirme avoir été approché par d’autres entreprises avec des offres lucratives mais a décliné en raison de son contrat avec Alport Banjul. Cela comprenait des propositions de partenariat entre Kaira Consultancy et Envy Club/Always Drive Car Rental and Sales, évaluées respectivement à 150 000 et 250 000 D.
Le journaliste affirme avoir accompli ses fonctions avec diligence et maintenu son professionnalisme tout au long de son mandat. Il affirme que le 26 juillet 2025, Alport Banjul a mis fin à son emploi via un message WhatsApp, invoquant son implication dans GALA (Gambians Against Looted Assets), un mouvement civique qui a organisé une manifestation légale contre le gouvernement gambien.
Sanneh soutient que sa participation à GALA s’est faite à titre personnel en tant que citoyen et journaliste, et n’a pas interféré avec ses fonctions professionnelles ni porté atteinte à la réputation de l’entreprise. Il soutient que le licenciement était donc illégal et injustifié.
Le demandeur demande une déclaration du tribunal attestant que la résiliation est nulle et non avenue, des dommages-intérêts pour rupture de contrat, des salaires et avantages impayés pour le reste du contrat, des dommages-intérêts spécifiques de 400 000 D, des intérêts sur toutes les indemnités monétaires de 10 % par an, des frais juridiques de 150 000 D, ainsi que toute autre réparation jugée appropriée par le tribunal.
L’affaire est actuellement confiée au juge Coker à la Haute Cour de Banjul.
