Par : Haddy Touray
Le leader du Parti démocratique unifié (UDP), Ousainou Darboe, a rejeté les allégations selon lesquelles un gouvernement dirigé par l’UDP s’engagerait dans des actes de représailles s’il était élu, affirmant que le parti se concentrerait plutôt sur la justice dans le respect de l’État de droit.
S’exprimant lors d’une interview avec Mengbe Kering, M. Darboe a déclaré que garantir la responsabilité ne doit pas être assimilé à une violation des droits des citoyens.
Il a indiqué qu’une future administration de l’UDP donnerait la priorité à la justice tout en respectant les procédures régulières et les garanties juridiques.
- Darboe a soutenu que le fait de ne pas lutter contre la corruption compromettrait les efforts passés visant à répondre aux abus présumés commis sous le gouvernement de l’ancien président Yahya Jammeh.
Il a également évoqué les préoccupations liées à la gouvernance et à la corruption sous l’administration actuelle, affirmant que ces problèmes doivent être traités afin de renforcer la redevabilité.
Le chef de l’UDP a déclaré que la position anti-corruption du parti remonte à l’ère Jammeh, période durant laquelle il avait constamment soulevé des préoccupations concernant des irrégularités présumées.
- Darboe a en outre indiqué que l’UDP reste engagé dans des discussions de coalition en vue de l’élection présidentielle de 2026, tout en insistant sur le fait que le parti devrait diriger toute alliance potentielle.
Il a soutenu que les partis politiques devraient être capables de participer aux élections de manière indépendante, même si les coalitions restent une réalité du paysage politique.
Il a également rappelé la coalition de 2016 qui a porté le président Adama Barrow au pouvoir, notant que M. Barrow avait démissionné de l’UDP avant de devenir le candidat de la coalition.
Enfin, il a affirmé que les performances de l’UDP lors des récentes élections législatives démontrent sa solidité électorale et a exprimé sa confiance en vue des prochaines élections présidentielles.
