Le conseiller du KMC met en garde l’IEC contre la limitation de la liberté politique

Par : Fatou Krubally

Un conseiller adjoint du Conseil municipal de Kanifing (KMC), MC Cham, a exhorté la Commission électorale indépendante (IEC) à faire preuve de prudence dans l’exécution de son mandat, avertissant que les efforts de régulation des élections ne doivent pas porter atteinte au droit constitutionnel des citoyens à s’organiser et à participer à la vie politique.

Cham a déclaré que la CEI joue un rôle crucial dans la sauvegarde de la démocratie en veillant à ce que les élections se déroulent de manière libre, équitable et légale. Cependant, il a souligné que la Commission doit clairement distinguer entre réguler le processus électoral et restreindre l’activité politique.

Selon lui, bien qu’il soit dans l’autorité de la CEI de s’assurer que les groupes politiques respectent les exigences légales avant de se présenter aux élections, ces pouvoirs ne devraient pas être étendus pour limiter les citoyens à se rassembler, consulter ou former des mouvements politiques.

Il a souligné que les droits démocratiques, y compris la liberté d’association et la participation politique, sont fondamentaux et ne doivent pas être considérés comme des privilèges soumis à l’approbation. « Les gens ont le droit de se réunir, d’organiser et de discuter de leur avenir politique. Ces droits existent indépendamment de l’enregistrement », a souligné Cham.

Le conseiller a également expliqué que de nombreux partis politiques émergent par des processus progressifs impliquant réunions, consultations et organisation interne, bien avant que l’enregistrement officiel ne soit achevé. Il avertissait que prévenir de telles activités pourrait affaiblir les fondements mêmes de la démocratie.

Cham a soutenu que la responsabilité principale de l’IEC est de superviser les procédures électorales telles que l’enregistrement des partis, les nominations, la campagne et le vote, plutôt que de contrôler l’expression ou l’association politique.

Il a reconnu que seuls les partis politiques enregistrés devraient être autorisés à se présenter aux élections et à figurer sur le bulletin de vote. Cependant, il a soutenu que cette exigence ne devait pas être interprétée de manière à priver les groupes non enregistrés de l’espace nécessaire pour s’organiser pacifiquement.

Cham a appelé la CEI à trouver un équilibre délicat entre l’application de la loi et la protection des libertés des citoyens, notant que la démocratie s’étendait au-delà du jour des élections. Il a exhorté la commission à rester un arbitre neutre du processus électoral tout en respectant le droit des citoyens à s’organiser et à s’engager dans le discours politique.

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