Un avocat appelle à une enquête et à la réforme du bureau du DPP en Gambie

Lamin J. Darbo, l’avocat défendant Ousainou Bojang, ainsi que sa sœur Amie Bojang, a appelé à une enquête approfondie et à des réformes du Bureau du Directeur des Poursuites Publiques (DPP).

Il a critiqué la gestion de l’affaire par le gouvernement, alléguant que les responsables du meurtre de militaires n’ont pas été tenus responsables, tandis que d’autres, qu’il a qualifiés d’innocents, ont été arrêtés, poursuivis et traduits devant les tribunaux.

La Haute Cour de Banjul a acquitté et acquitté lundi Ousainou Bojang et Amie Bojang de toutes les charges liées à l’affaire de la « fusillade de Sukuta-Jabang ». Mais les deux ont été de nouveau arrêtés mardi.

Le juge président, le juge Ebrima Jaiteh, a statué que l’accusation n’avait pas réussi à établir son dossier au-delà de tout doute raisonnable. Les deux ont obtenu une caution de 50 000 Ds chacun, avec conditions, en attendant l’appel de l’État contre l’acquittement.

L’avocat de la défense Darbo a également remis en question l’intégrité des processus d’enquête et de poursuite, suggérant que l’affaire avait été poursuivie malgré des faiblesses présumées dans les preuves, avec l’attente que l’accusé serait condamné.

Ce développement a été décrit par les commentateurs comme nuisible au système judiciaire du pays, suscitant un débat sur la nécessité de garanties constitutionnelles renforcées pour renforcer l’indépendance du DPP.

Darbo a également appelé à la nomination d’un ressortissant gambien au poste de directeur des poursuites publiques, arguant que les professionnels locaux qualifiés sont capables d’exercer efficacement ce rôle.

Des préoccupations ont également été soulevées concernant la relation structurelle entre le DPP et le ministère de la Justice. Les observateurs soutiennent que le double rôle du procureur général et du ministre de la Justice, en tant que nommé exécutif, pourrait exposer les décisions des poursuites à une influence politique, en particulier dans les affaires sensibles.

L’avocat de la défense a souligné la nécessité de dépolitiser le système judiciaire, soulignant que, si les actes criminels doivent être poursuivis, les processus juridiques doivent rester équitables, impartiaux et fondés sur des preuves.

Il a en outre allégué que les preuves présentées lors du procès pointaient vers d’autres individus, dont certains témoins oculaires, comme responsables des meurtres, exprimant leur confiance que les coupables seraient finalement traduits en justice.

L’affaire a intensifié le débat public sur la responsabilité, l’indépendance judiciaire et les réformes plus larges au sein du système de justice pénale gambien.

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