Par Fatou Krubally
Le Comité des finances et des comptes publics (FPAC) de l’Assemblée nationale a exprimé son inquiétude face à l’échec de plusieurs entreprises publiques (SOE) à rembourser les prêts gouvernementaux sur prêt, avec des arriérés dépassant 452 millions de D.
Cette préoccupation figure dans le rapport du comité sur les comptes du Vérificateur général pour 2021–2024 ainsi que dans les rapports sur les états financiers audités, les lettres de gestion et les rapports d’activité des institutions et agences publiques couvrant la période de 2020 à 2024.
Selon le rapport, un examen des calendriers de remboursement des prêts a révélé des échecs persistants de plusieurs institutions bénéficiaires à respecter leurs obligations de remboursement à la fois du capital et des intérêts sur les prêts accordés par le gouvernement.
Le comité a indiqué que les arriérés totaux s’élevaient à 452 351 320,22 Ds durant la période examinée.
Parmi les projets cités figurait le projet d’amélioration de l’aéroport international de Banjul, qui a enregistré des arriérés de 142 186 032,59 D. en intérêts impayés de capital et d’intérêts.
Le rapport a également identifié que le Projet de Prêt du Réseau National à Haut Débit de la Gambie avait des arriérés d’intérêts accumulés de 34 003 520,83 D.
Dans le secteur de l’énergie, le projet de centrale de Brikama a enregistré des obligations en cours de 59 997 999,52 D, tandis que le projet de groupe électrogène Brikama II a accumulé des arriérés totalisant 45 079 536,22 D.
Une autre initiative liée à l’énergie, le projet de centrale électrique de Brikama IDDI, a enregistré des obligations impayées s’élevant à 21 316 055,42 D.
Le comité a également rapporté que le projet d’expansion de la production d’énergie I avait des arriérés de 63 016 760,28 D, tandis que le projet de modernisation du réseau de la région du Grand Banjul a enregistré des remboursements en cours s’élevant à 86 751 415,36 D.
La FPAC a averti que l’échec persistant des institutions bénéficiaires à honorer les obligations de remboursement sape les efforts du gouvernement pour récupérer des fonds publics et affaiblit la surveillance des accords de prêt de l’État.
Le comité a recommandé au Secrétaire permanent du ministère des Finances et des Affaires économiques de renforcer les mécanismes de surveillance des prêts accordés aux entreprises publiques et de veiller à ce que les remboursements soient effectués dans les délais convenus.
Elle a également appelé à des mesures de responsabilité plus strictes pour prévenir l’accumulation de futurs arriérés et protéger les ressources publiques.
