Les membres de Gambia Against Looted Assets (GALA) affirment que 15 de leurs militants ont été arrêtés par la police vendredi lors d’un événement commémoratif marquant le premier anniversaire du groupe au Monument de la Jeunesse à Westfield.
Le groupe a fait ces déclarations samedi lors d’une conférence de presse, au cours de laquelle il a affirmé que les arrestations étaient injustifiées et que les personnes détenues n’avaient pas été correctement traitées en détention.
Selon GALA, le rassemblement avait été autorisé par le Conseil municipal de Kanifing pour l’utilisation du site. Le groupe indique que la police est ensuite intervenue pour interrompre l’événement et a procédé à des arrestations avant même qu’il ne puisse se dérouler pleinement.
S’exprimant au nom de l’organisation, Kemo Fatty a déclaré que les membres participaient à une activité civique pacifique.
Il a affirmé que certains détenus étaient retenus au poste de police de Kairaba, tandis que d’autres avaient été transférés au poste de police de Kotu, et a soulevé des préoccupations concernant l’accès aux besoins essentiels et aux visites familiales.
GALA a également appelé les chefs religieux, les acteurs de la société civile et le grand public à se prononcer sur la question, qualifiant ces arrestations de tentative d’intimidation des jeunes engagés dans l’activisme.
À la date de samedi soir, la police gambienne n’avait pas encore publié de réponse officielle à ces allégations.
Par ailleurs, le député de Banjul North, Modou Lamin B. Bah, a condamné ces arrestations, les qualifiant de préoccupation pour les libertés civiles. Il a appelé à la libération des détenus si aucune charge n’a été retenue, et a exhorté les autorités à respecter les procédures constitutionnelles, notamment l’obligation de présenter les suspects devant un tribunal dans un délai de 72 heures lorsque cela est applicable.
Le Parlement national de la jeunesse de Gambie (NYP) a également publié un communiqué condamnant les arrestations, les décrivant comme une restriction à la liberté de réunion pacifique et à l’engagement civique.
L’organisation a demandé la libération immédiate des détenus et des éclaircissements de la part de la police sur la base légale des arrestations, tout en mettant en garde contre des actions susceptibles de décourager la participation des jeunes à la gouvernance et aux affaires publiques.
L’incident a attiré l’attention d’acteurs civiques et politiques, avec des appels croissants à la responsabilité et au respect des droits constitutionnels.
