Par : Lamin B. Darboe
Un forum de haut niveau dédié à la promotion de la tolérance zéro envers la violence basée sur le genre (VGG) en Afrique de l’Ouest et centrale a été lancé en Gambie.
Le forum, qui réunit les premières dames de la région africaine et qui se déroule du 8 au 10 avril, est organisé sous l’égide de la Première Dame de Gambie, Madame Fatoumatta Bah Barrow.
Le forum est coorganisé par le gouvernement de la Gambie et la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en étroite collaboration avec des partenaires clés tels que l’UNFPA, la Banque mondiale, la CEEAC et les pays SWEDD+.
« Cette co-direction souligne la reconnaissance croissante que mettre fin à la VGB nécessite non seulement un engagement national, mais aussi une action régionale forte et coordonnée », a souligné une déclaration de la CEDEAO.
« À une époque où la violence contre les femmes et les filles continue de miner les droits humains, la santé publique et les résultats du développement, le Forum de Banjul représente plus qu’une simple convocation — c’est une étape décisive vers l’alignement du leadership politique, des institutions régionales et de l’action communautaire autour d’un programme commun. »
Selon la CEDEAO, à travers l’Afrique de l’Ouest et centrale, des millions de femmes et de filles continuent de subir des violences sous ses nombreuses formes, allant des violences domestiques et sexuelles aux pratiques nuisibles telles que le mariage des enfants et la mutilation génitale féminine.
« Relever ces défis nécessite un leadership soutenu au plus haut niveau — un leadership que les Premières Dames des pays SWEDD+ incarnent de plus en plus en défendant des réformes et en mobilisant l’attention nationale et régionale », a noté la déclaration de la CEDEAO.
Il indique que le forum s’appuie sur l’élan de l’initiative SWEDD+, un programme régional soutenu par la Banque mondiale de 365 millions de dollars mis en œuvre à travers la Gambie, le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie, le Sénégal et le Togo. Grâce à son approche intégrée, SWEDD+ cherche à renforcer les cadres juridiques, à élargir l’accès aux services essentiels pour les survivantes et à promouvoir des normes sociales positives qui protègent et autonomisent les femmes et les filles.
« Au cœur de cet effort se trouve la CEDEAO, dont le rôle va bien au-delà de celui de partenaire pour devenir une force motrice centrale. En tant que co-organisateur du Forum, la CEDEAO assure un leadership stratégique, veillant à ce que les résultats de la réunion soient ancrés dans les priorités régionales et traduits par des actions coordonnées entre les États membres », souligne la déclaration.
À travers ses institutions et agences spécialisées — dont le Département du développement humain et des affaires sociales (DHDSA), le Centre de développement des genres de la CEDEAO et l’Organisation ouest-africaine de la santé (WAHO) — la CEDEAO joue un rôle clé dans la définition du dialogue politique, le renforcement des réponses institutionnelles et le soutien à l’harmonisation des cadres juridiques sur la VBG dans la région.
« Alors que Banjul accueille ce rassemblement historique, le message est indéniable : mettre fin à la violence basée sur le genre nécessite une unité d’objectif, une force de leadership et une coordination régionale durable », soulignait le communiqué.
