Les législateurs interrogent GAMTEL et GAMCEL sur les pensions impayées et les licenciements du personnel

Par Fatou Krubally

Les responsables de GAMTEL et GAMCEL ont été interrogés mercredi par une commission parlementaire au sujet des pensions impayées, des licenciements du personnel et des retards dans la mise en œuvre des activités prévues.

Les membres de la Commission permanente sur les entreprises publiques de l’Assemblée nationale ont soulevé ces questions lors de l’examen des rapports annuels d’activités 2022, des états financiers et des lettres de gestion des entreprises.

L’examen a mis en évidence des lacunes dans la mise en œuvre, attribuées principalement à l’attrition du personnel et à un programme de restructuration en cours qui a limité le recrutement au sein des institutions.

Les responsables ont indiqué que plusieurs activités prévues pour 2022 n’avaient pas été réalisées dans l’année et avaient été reportées à des périodes ultérieures. Ils n’ont pas été en mesure de fournir immédiatement des chiffres sur l’ampleur des retards.

La commission a été informée que le processus de restructuration impliquait une réorganisation interne visant à renforcer les capacités et un plan social plus large visant à rationaliser les effectifs. Bien que les deux premières phases du plan social aient été exécutées, la direction a reconnu que le programme restait incomplet.

Les responsables ont expliqué que le plan de travail ambitieux de 2022, combiné au départ de personnel clé, avait affecté la mise en œuvre complète. Les domaines prioritaires ont depuis été réévalués par la direction et la sous-commission du conseil d’administration, puis intégrés dans les plans opérationnels ultérieurs.

Les législateurs ont également interrogé sur les contrats de sous-traitance introduits dans le cadre de la réforme, en particulier pour les services de sécurité et de service client. Les responsables ont déclaré que les employés concernés avaient été encouragés à créer des entreprises privées afin de soumissionner de manière concurrentielle pour les services externalisés, mesure qui, selon eux, a permis de maintenir la continuité du service tout en préservant les moyens de subsistance.

La question des pensions a dominé les délibérations, les législateurs exprimant leur inquiétude concernant d’anciens employés apparemment confrontés à des difficultés pour accéder à leurs prestations de retraite. Certains ont cité des cas de travailleurs de longue date incapables de récupérer leurs cotisations auprès de la Sécurité sociale, avertissant que des dossiers non résolus pourraient entraîner des litiges judiciaires.

La direction a précisé que le programme soutenu par la Banque mondiale et servant de base à la restructuration se concentrait sur la réduction des effectifs et ne couvrait pas les obligations en matière de pensions. Les responsables gouvernementaux et de l’entreprise sont en discussion avec les autorités de la Sécurité sociale et le ministère des Finances pour négocier un cadre de règlement des obligations en suspens.

Les membres de la commission ont exhorté à une action rapide, notant que les paiements retardés pourraient nuire au moral du personnel et à la confiance du public dans le programme de réforme. Ils ont appelé à des calendriers plus clairs et à une meilleure coordination entre les parties prenantes afin de garantir que les travailleurs concernés reçoivent leurs droits sans retard indu.

 

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