L’inquiétude du public grandit face à l’inauguration récente par la Fédération gambienne de football (GFF) d’un centre de football à Nyakoi, qui coûterait apparemment 14 millions de D.
Madi Jobarteh du Edward Francis Small Centre for Rights and Justice a décrit l’établissement comme comprenant un terrain de football, une structure modeste servant apparemment de vestiaires et de bureaux, des toilettes squats et une clôture périmétrique en fil de fer.
Il a noté que le terrain ne serait ni goudronné ni paysager et que le site ne dispose pas de passerelles, de sièges structurés, de pavillons pour les spectateurs, de tableaux d’affichage, d’infrastructures d’éclairage et d’autres équipements typiques des stades standards.
Le coût rapporté a suscité des appels à clarifier les processus de dépenses et d’approvisionnement. Les parties prenantes cherchent des informations sur la source de financement du projet, les spécifications, la liste des quantités, la sélection de l’entrepreneur et la certification d’achèvement. Des questions ont également été soulevées quant à savoir si le contrat a été attribué par un appel d’offres ouvert et concurrentiel et si le coût final représente un bon rapport qualité-prix.
Tout en reconnaissant l’importance du développement des infrastructures sportives dans les communautés rurales, les commentateurs ont souligné que les préoccupations portent sur la transparence et la responsabilité plutôt que sur la fourniture d’infrastructures pour les jeunes.
Selon les principes de gouvernance du football international, les fédérations nationales fonctionnent de manière autonome mais doivent garantir la transparence financière et la responsabilité. Les observateurs notent que l’autonomie face à l’ingérence politique n’exempte pas ces organisations de l’examen public, en particulier dans les cas de dépenses financières importantes.
L’attention s’est également portée sur le ministère de la Jeunesse et des Sports, le National Sports Council (NSC) et le National Youth Council (NYC), qui supervisent les programmes de sport et de développement de la jeunesse. Les critiques affirment que ces agences n’ont pas abordé publiquement les préoccupations soulevées.
Dans un contexte de ressources publiques limitées et de chômage élevé chez les jeunes, les parties prenantes soutiennent que la divulgation des documents d’approvisionnement, des évaluations techniques et des analyses financières permettrait de clarifier si le projet représente une utilisation prudente des fonds.
Des appels ont été lancés pour que la GFF et les autorités compétentes publient des documents contractuels, des détails budgétaires et des rapports de supervision afin de traiter la controverse.
La GFF n’avait pas répondu publiquement à ces préoccupations au moment du dépôt de ce rapport.
