Les législateurs enquêtent sur le médiateur concernant 19,9 millions de dollars inactifs

 

Par : Fatou Krubally

Les membres de l’Assemblée nationale ont exprimé de sérieuses inquiétudes concernant la gestion financière au Bureau du Médiateur après que les auditeurs ont révélé des millions non dépensés, des allocations non documentées et le non-respect de la soumission de rapports statutaires.

Les problèmes sont apparus lors de l’examen des rapports 2023–2024 de l’institution par le Comité permanent des finances et des comptes publics.

Les auditeurs ont indiqué aux législateurs que 19,9 millions de Dap restaient sur le compte bancaire de l’agence fin décembre 2024, accumulés au cours des années précédentes.

Le comité a été conseillé que les fonds devaient être restitués au ministère des Finances si cela n’était pas nécessaire.

 

Un autre million de D1,5 million alloué à l’assurance maladie du personnel depuis 2022 n’a pas non plus été utilisé à son usage initial et est resté enregistré comme une responsabilité.

L’examen a également révélé qu’un membre du personnel parti en congé pour travailler à l’étranger n’a pas versé les cotisations obligatoires de pension totalisant 320 062 D, en violation des règlements.

Les auditeurs ont recommandé le recouvrement total du montant et le paiement au Trésor.

Les législateurs ont également été informés que le médiateur et deux adjoints avaient reçu des allocations supplémentaires de carburant en novembre 2023 — respectivement 10 000 et 5 500 Ds — au-delà de leur droit sans approbation documentaire.

Les auditeurs ont recommandé de récupérer les paiements excédentaires et d’introduire une politique de gestion du carburant.

Le comité a entendu que le bureau n’avait pas produit de rapports annuels comme l’exigeait la loi de 1997 sur l’Office of the Ombudsman, malgré des demandes répétées du National Audit Office.

D’autres préoccupations ont été soulevées concernant une augmentation de 50 % des indemnités au personnel sans documents justificatifs, ainsi que des prêts accordés sans dossiers complets et un registre d’actifs incomplet.

Les défis opérationnels ont également été mis en lumière. Sur douze véhicules appartenant à l’institution, seuls sept étaient en état de circulation, tandis que cinq étaient détériorés en raison d’une longue inactivité.

Le bureau a été conseillé de se débarrasser des véhicules hors service et de chercher des remplacements.

Malgré ces manquements administratifs, les auditeurs ont émis un avis sans réserve sur les états financiers, affirmant qu’ils respectaient la loi sur la finance publique de 2014 et les normes comptables internationales du secteur public.

Des responsables du bureau du Médiateur ont indiqué au comité que l’institution avait élargi sa présence régionale en 2024 et poursuivait les visites en prison ainsi que les enquêtes sur les plaintes, mais ont évoqué un financement limité comme un défi récurrent dans les établissements de détention.

Le comité a levé la séance pour permettre un examen plus approfondi, indiquant que des responsables pourraient être rappelés pour apporter des clarifications sur les conclusions de l’audit.

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