La Cour suprême associe des avocates à l’affaire pro-MGF contre l’État

Par: Nicholas Bass

La Cour suprême de Gambie, sous la présidence de l’honorable juge Edrisa Mbai, a accordé mercredi une requête déposée par l’Association des femmes juristes gambiennes (FLAG) pour être partie prenante dans l’affaire en faveur des Mutilations Génitales Féminines (MGF) contre l’État.

Devant un juge unique de la Cour suprême, l’avocate Yassin Senghore, accompagnée de l’avocate Neneh M.C. Cham, représentant FLAG, a demandé que leur association soit intégrée au procès.

L’avocat de la défense, Lamin J. Darboe, représentant les plaignants, n’a pas contesté cette requête.

Le juge a alors fait droit à la demande des avocates de FLAG et ordonné leur participation officielle à la procédure.

Selon les archives du tribunal, la plainte a été déposée par l’hon. Almamy Gibba (Foni), accompagné de Yassin Fatty, Nano Jawla, Kadijatou Jallow, Concerned Citizen, Islamic Enlightenment Society, Women’s Association for Islamic Society Solidarity et Gambia Women Are Free to Choose Association, contre l’État.

Les plaignants demandent à la Cour de déclarer inconstitutionnels les articles 32A et 32B de la loi d’amendement sur les femmes n° 11 de 2015, afin que seul l’article 32 de la loi initiale sur les femmes de 2010 soit maintenu.

Ils demandent également une déclaration selon laquelle l’adoption de la loi d’amendement par l’Assemblée nationale en 2025 dépasse son autorité législative, estimant qu’elle est nulle et sans effet, car incompatible avec les articles 17(1) et (2), 25(1)(c), 28(1) et (2), 32 et 33(2) et (3) de la Constitution de 1997.