Par : Fatou Krubally
Le Bureau du Président (OP) a été examiné à la suite d’un examen d’audit au parlement qui a soulevé des inquiétudes concernant 42 millions de Dap dans des travaux supplémentaires sans approbation complète, ainsi que des trop-perçus et des lacunes dans la documentation des contrats gouvernementaux.
Il convient de rappeler que le Bureau national d’audit a rapporté des variations de contrat et des addenda d’une valeur de 42 687 288 D, qui n’avaient pas une autorisation complète de l’Autorité des marchés publics de Gambie (GPPA). Les auditeurs ont indiqué qu’un seul document d’approbation avait été présenté pour vérification, laissant environ 4,4 millions de Ds en travaux supplémentaires non soutenus au moment du rapport.
Les membres de la commission parlementaire ayant examiné l’audit ont également remis en question ce qu’ils ont qualifié de communication contradictoire de la part de la GPPA, qui a approuvé tout en indiquant que certaines conditions n’avaient pas été remplies. Le président du comité a qualifié la décision d’incohérente.
L’audit a également mis en lumière des préoccupations concernant les paiements liés aux installations de climatisation de la présidence, notamment un trop-perçu de 50 000 D résultant de la révision des coûts unitaires et un paiement supplémentaire de 154 000 D pour une unité supplémentaire. La direction a informé les auditeurs que ce dernier montant avait été remboursé et a fourni un reçu daté du 8 décembre 2025.
Des désaccords sont également apparus sur la question de savoir si les tuyaux et les raccords pour les climatiseurs de type cassette devaient être inclus dans les coûts d’origine de l’équipement. Les auditeurs ont soutenu que ces coûts auraient dû être intégrés et clairement documentés, tandis que les responsables ont soutenu que des matériaux supplémentaires étaient nécessaires pour l’installation. Le comité a ordonné une vérification supplémentaire.
Les auditeurs ont également souligné une inflation des prix des contrats estimée à 9,8 millions de D, que la direction n’a pas pu immédiatement étayer avec des preuves à l’appui.
Une autre conclusion concernait un contrat de 2018 attribué sans caution de garantie, une garantie visant à protéger les fonds publics en cas de défaut de paiement de l’entrepreneur. Bien que le projet ait été achevé, les auditeurs ont déclaré que cette omission violait les exigences d’approvisionnement.
Le Bureau du Président a demandé un délai supplémentaire pour retrouver les approbations manquantes et les documents justificatifs, les législateurs fixant des délais jusqu’au début mars.
Les auditeurs ont averti que des dossiers incomplets, une supervision faible et des incohérences procédurales pourraient exposer les dépenses publiques à des risques.
