Par : Fatou Krubally
Le Vérificateur général a exprimé son inquiétude face à la faiblesse des contrôles financiers après avoir identifié 16 comptes bancaires gouvernementaux inactifs à la Banque centrale de Gambie, dont certains sont restés inactifs pendant plus de cinq ans tout en conservant des fonds publics.
Selon le rapport du Vérificateur général sur les comptes publics pour l’exercice clos le 31 décembre 2024, quatorze des comptes inactifs détenaient des soldes totalisant GMD de 1 382 544,66 et 9 304,71 USD. Le rapport a noté que malgré leur inactivité prolongée, les comptes n’ont pas été fermés, contrairement aux réglementations financières existantes.
Le Vérificateur général a averti que maintenir des comptes inactifs avec des soldes présente un risque pour les fonds publics et sape les mécanismes fondamentaux de contrôle financier.
« Laisser des comptes inactifs ouverts augmente le risque d’abus et affaiblit la surveillance », indique le rapport, soulignant que ces comptes doivent être examinés et fermés rapidement conformément aux exigences réglementaires.
Cette question fait partie de faiblesses plus larges identifiées dans la gestion de la trésorerie et des soldes bancaires de l’État. L’audit a révélé des écarts dépassant 75 millions de GMD entre les soldes bancaires et les chiffres du portefeuille de caisse utilisés pour préparer les états financiers 2024, soulevant des inquiétudes quant à la fiabilité de la situation financière rapportée.
D’autres incohérences ont également été relevées entre les caisses et les soldes des projets divulgués dans les états financiers, s’élevant à 194,8 millions de GMD et 46,4 millions de dollars US, mettant en lumière davantage les faiblesses dans le suivi et la déclaration des fonds publics entre les ministères et les projets.
Le Vérificateur général a confirmé qu’une lettre de gestion exposant ces préoccupations a été envoyée au département du Comptable général, recommandant la révision et la réconciliation des comptes inactifs, la fermeture des comptes non plus requise, et un renforcement des contrôles internes pour éviter qu’une récidive ne se reproduise.
