Par : Fatou Krubally
L’ancien président de la Commission Janneh, M. Surahata BS Janneh, est réapparu hier devant la commission spéciale spéciale pour clarifier les questions concernant la vente et la cession des actifs identifiées par la commission ainsi que les conflits présumés durant ses opérations.
- Janneh a donné un contexte sur la gestion des actifs par la commission, expliquant qu’une injonction de la Haute Cour antérieure à la commission avait gelé des véhicules, du bétail et d’autres propriétés. Il a noté que les actions ultérieures de la commission, en particulier l’évaluation et la vente des véhicules, ont été menées dans le cadre de la compréhension de la commission de son mandat, bien qu’il ait reconnu que seule la justice pouvait résoudre définitivement les questions de légalité.
« Je ne prends pas de décision », a-t-il déclaré, « mais à mon avis, l’ordonnance de la commission a eu pour effet de modifier celle de la Haute Cour. Seule la Cour suprême peut finalement décider si cela était approprié en droit. » Il a souligné que toute partie concernée, y compris l’ancien président Jammeh, avait la possibilité de contester ces actions devant les tribunaux mais ne l’a pas fait.
- Janneh a également abordé des allégations de conflits internes, en particulier une querelle amère en 2018 entre le secrétaire de la commission, Alhaji Mamadi Kurang, et le conseiller juridique principal, Amie Bensouda, sur des questions telles que l’ingérence dans les directives de la commission et des désaccords professionnels. Il a expliqué que le différend avait finalement été porté au bureau du Président, qui a résolu la question en destituant M. Kurang.
L’ancien président a décrit le processus de compilation du rapport de la commission, soulignant que chaque commissaire apportait son expertise dans ses domaines respectifs, le président examinant et corrigeant les soumissions pour en assurer leur cohérence. Malgré la lutte contre la maladie et des défis personnels durant cette période, il insista sur la rigueur et l’indépendance du travail de la commission.
- Janneh a également évoqué les tentatives ultérieures du gouvernement de lever les ordres de gel sur certains actifs, y compris les terres de la TDA, soulignant que la commission a respecté strictement son mandat parlementaire tout en naviguant dans des défis juridiques et administratifs complexes.
Tout au long de son témoignage, M. Janneh a souligné à plusieurs reprises l’importance de l’autorité judiciaire dans le règlement des différends concernant les actions de la commission, notant que la surveillance de l’Assemblée nationale et les enquêtes de la commission étaient distinctes du contrôle judiciaire.
La session a apporté un aperçu détaillé des dimensions juridique et administrative du travail de la Commission Janneh, mettant en lumière les tensions entre l’action exécutive, la surveillance parlementaire et l’autorité judiciaire.
Le comité devrait poursuivre son enquête et son interrogatoire lors des audiences ultérieures.
