Par : Kemo Kanyi
Assan Martin, militant des droits humains, a suggéré que la Police gambienne suive une formation de remise à niveau afin d’améliorer ses capacités en matière de respect des protocoles de sécurité.
Dans une interview accordée à The Voice lundi, M. Martin a souligné qu’il existait de nombreuses erreurs au sein de la police gambienne, en particulier parmi les jeunes agents en service, citant la nécessité de créer davantage de plateformes de formation pour les forces de l’ordre.
Il a exprimé sa désapprobation et son mécontentement face aux actions de la police lors des récents troubles à Lamin Mandinaring, suggérant : « Ils doivent suivre des cours de remise à niveau efficaces. Le pays a besoin de bonnes institutions. Je crois que nos hommes en uniforme doivent être recyclés et comprendre quand traiter avec des preuves ou procéder à une arrestation dans l’exercice de leur mandat conformément aux dispositions de la loi. » Il soutient que la tension et la confrontation entre la police et les civils doivent toujours servir l’intérêt de la justice.
Le vétéran avocat a exhorté la police et le gouvernement à accélérer l’enquête sur la mort d’Omar Badjie et à informer dûment la famille du défunt ainsi que le public des causes du décès, comme l’exige le système de responsabilité. « Une autopsie devrait être réalisée rapidement pour déterminer s’il a été battu et, si un agent est reconnu coupable, les responsables doivent subir toute la rigueur de la loi. »
Il estime que l’envoi de représentants du gouvernement auprès de la famille du défunt après tout le chaos qui a suivi était une erreur, insinuant que cela aurait dû être fait dès les premières étapes afin de prévenir la manifestation violente.
Assan Martin a ajouté que les Gambiens subissent un échec total du leadership, exhortant les citoyens à refuser au régime actuel toute possibilité de progression dans la gouvernance du pays.
