Par : Cecilia EL Mendy
Le gouvernement gambien et l’Union européenne (UE) ont signé vendredi dernier un accord de financement d’une valeur de 1,7 milliard D (20 millions d’euros) pour stimuler la transformation du système agroalimentaire du pays.
La signature de l’accord de financement, qui s’est tenue dans la salle de conférence du ministère des Finances et des Affaires économiques à Banjul, visait à soutenir les activités et les acteurs impliqués dans « le passage de l’aliment du champ à l’assiette ». Elle avait pour objectif spécifique de moderniser et de renforcer le secteur horticole du pays, en mettant l’accent sur les femmes, les jeunes et les communautés rurales.
S’exprimant peu avant la validation, l’honorable Seedy K. M. Keita, ministre des Finances et des Affaires économiques, a déclaré qu’il s’agit d’une initiative destinée à accroître l’investissement, la productivité, les opportunités de revenus et les conditions de travail pour les femmes et les jeunes dans le système des chaînes de valeur alimentaires en Gambie.
Par ailleurs, il a décrit l’accord de financement comme une étape importante dans l’avancement du développement rural et de la sécurité alimentaire. « Il contribuera activement à nos objectifs nationaux visant à accroître la production alimentaire, à créer des emplois décents pour notre population et à garantir une meilleure résilience face au changement climatique. »
L’ambassadrice Immaculada Roca I Cortes de l’Union européenne en Gambie, pour sa part, a indiqué que l’accord de financement illustre « notre engagement commun à soutenir les agriculteurs gambiens, en particulier les femmes et les jeunes, afin qu’ils puissent produire des aliments plus nutritifs en augmentant leurs revenus, en accédant à de nouveaux marchés et en adoptant des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement qui protègent la nature. »
S’exprimant également lors de la cérémonie, le ministre de l’Agriculture, l’honorable Dr. Demba Sabally, a mis l’accent sur l’initiative. Selon lui, elle arrive à un moment opportun où le système alimentaire de la Gambie est confronté à des défis allant de la faible productivité au changement climatique, en passant par les problèmes de sécurité alimentaire, l’accès limité aux marchés et au financement.
Cependant, « à travers ce programme, ces défis seront relevés en augmentant l’investissement et en élargissant les opportunités pour les Gambiens, en particulier les femmes et les jeunes, en se concentrant sur la chaîne de valeur horticole », a-t-il souligné.
Par ailleurs, Immaculada Roca I Cortes a signé au nom de l’Union européenne, tandis que l’honorable Seedy K. M. Keita, ministre des Finances et des Affaires économiques, a signé l’accord de financement au nom du gouvernement gambien.
Le programme se concentre sur trois priorités principales et sera mis en œuvre par COLED, une organisation privée à but non lucratif. Ce nouvel accord s’appuie sur le soutien de longue date de l’UE aux efforts de développement de la Gambie et reflète l’engagement des deux partenaires à atteindre les Objectifs de développement durable des Nations unies, notamment la sécurité alimentaire, l’égalité des sexes et l’action climatique.
