Par: Fatou Krubally
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a organisé vendredi sa toute première cérémonie de remise des Prix d’Excellence pour les journalistes, célébrant les contributions des professionnels des médias à travers la région.
La première édition de cet événement prestigieux s’est tenue au Coco Ocean Resort le vendredi 25 juillet 2025, dans le cadre des célébrations du 50e anniversaire de la CEDEAO.
L’événement historique a honoré 12 journalistes originaires de divers pays ouest-africains pour leur travail exceptionnel dans la presse écrite, la radio, la télévision et le journalisme en ligne. Parmi eux figurait le Gambien Sankulleh Janko, lauréat du prix dans la catégorie radio. Janko, journaliste à West Africa Democracy Radio (WADR) au Sénégal, a été récompensé pour la puissance de ses récits et ses reportages sur les enjeux régionaux, recevant le titre de Journaliste radio de l’année.
La cérémonie a été rehaussée par la présence de hauts responsables de la CEDEAO, de dignitaires gouvernementaux et de figures majeures des médias. Dans son discours d’ouverture, S.E. Miatta Lily French, représentante résidente de la CEDEAO en Gambie, a qualifié les prix d’« initiative stratégique » visant à renforcer le partenariat entre la CEDEAO et les médias. « Ces prix ne sont pas seulement une forme de reconnaissance, mais une promotion de la solidarité régionale, de la paix et du développement », a-t-elle souligné.
Plus de 200 candidatures provenant de 12 États membres ont été soumises, mettant en valeur un journalisme percutant reflétant le parcours d’intégration de l’Afrique de l’Ouest. Le processus de sélection a été supervisé par un jury de sept membres composé d’experts chevronnés des médias, qui ont salué la qualité et la profondeur des productions présentées.
Représentant le président de la Commission de la CEDEAO, Dr Omar A. Touray, l’honorable Abdou Kolley, directeur de cabinet, a insisté sur le rôle crucial des journalistes dans la construction du récit régional. « Les journalistes ne sont pas de simples chroniqueurs des événements. Ils sont des agents de responsabilité, des défenseurs de la démocratie et des catalyseurs du changement social », a-t-il déclaré.
Mme Isatou Keita, présidente de l’Union de la presse gambienne (GPU), a également pris la parole, décrivant cette soirée comme « un moment fort pour le journalisme en Afrique de l’Ouest ». Elle a souligné la nécessité de continuer à protéger et à soutenir les journalistes, surtout dans une région où la liberté de la presse est souvent menacée. « Ce prix n’est pas qu’une reconnaissance, c’est une affirmation du rôle crucial du journalisme dans la démocratie et le développement », a-t-elle déclaré.
Parmi les autres lauréats figuraient Paul Ejime, expert nigérian des médias internationaux, lauréat du prix de la presse écrite, un Nigérian dans la catégorie en ligne, et un journaliste béninois, lauréat dans la catégorie télévision.
Alors que la soirée touchait à sa fin, plusieurs intervenants ont appelé à faire des Prix de journalisme de la CEDEAO un événement annuel, servant à la fois de reconnaissance de l’excellence et de plateforme pour renforcer l’écosystème médiatique à travers la région.
Pour Sankulleh Janko et la Gambie, cette nuit représentait bien plus qu’un triomphe personnel — c’était un moment de fierté qui a solidement ancré le journalisme gambien sur la carte des médias ouest-africains.
