Par: Fatou Krubally
Le Centre Edward Francis Small pour les Droits et la Justice (EFSCRJ) a officiellement demandé des informations au Conseil municipal de Kanifing (KMC) concernant le traitement infligé à une mère et son enfant par des agents de la police municipale en mars 2024.
Le 24 mars 2025, Kumba Secka et son jeune enfant ont été arrêtés par la police du KMC au marché de Serrekunda, soupçonnés de vol. Une vidéo de l’incident montrant la fouille et l’interrogatoire de la femme a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, suscitant l’indignation publique quant au traitement réservé à la mère et à son enfant.
En réponse à la vague d’indignation, la police du KMC a publié un communiqué le 21 avril 2025 promettant d’ouvrir une enquête et de traduire les responsables en justice. Toutefois, plus de deux mois plus tard, aucun rapport ni résultat de cette enquête n’a été rendu public.
Préoccupé par ce retard et ce qui semble être un manque de transparence, l’EFSCRJ a adressé une demande formelle au Directeur général du KMC. Le groupe exige l’accès au rapport final de l’enquête ainsi qu’à toute résolution prise par le Conseil général en lien avec l’affaire.
La demande invoque la Loi sur l’accès à l’information de 2021, qui oblige les organismes publics à répondre dans un délai de 21 jours à compter de la réception.
Dans un communiqué publié à cet effet, l’EFSCRJ a souligné l’importance de respecter les droits humains, y compris la dignité et la vie privée des personnes concernées. Bien que le Centre reconnaisse que la loi doit suivre son cours concernant les faits allégués, il insiste sur le fait que la conduite policière doit respecter l’État de droit et protéger les droits individuels.
« Les images capturées dans la vidéo suggèrent un mauvais traitement et une violation des droits, en particulier concernant l’enfant impliqué », note le communiqué.
L’EFSCRJ appelle le KMC et les autres institutions publiques à faire preuve de responsabilité et à garantir une justice transparente, étape cruciale pour la protection des droits des citoyens et le renforcement de la confiance du public.
