Un consultant témoigne sur le projet de recherche sanitaire du BCC devant la Commission des collectivités locales

Par: Fatou Krubally

Témoignant lundi devant la Commission d’enquête sur les collectivités locales, un consultant en santé engagé pour le projet de recherche sanitaire du Banjul City Council (BCC) a mis en lumière les principaux défis ayant entravé la mise en œuvre du projet.

Phabian Ina Grante, la consultante, a révélé que le projet a connu de sérieux revers en raison de l’absence de protocoles clairs et de retards prolongés dans les procédures de passation de marchés.

Mme Grante, qui travaille avec le ministère de la Santé depuis 2009 et a été recrutée pour diriger le volet sanitaire du projet, a décrit une année de lutte frustrante pour obtenir les autorisations et les matériels nécessaires à sa recherche sur l’efficacité de l’aloe vera par rapport au sulfadiazine d’argent à 1% dans le traitement des brûlures du premier et du deuxième degré.

Elle a témoigné qu’à ses débuts, le projet manquait de protocoles formels et de protocole d’accord entre le BCC et des institutions clés telles que l’hôpital d’enseignement Edward Francis Small (EFSTH), élément crucial pour la collaboration. Les tentatives d’amener les coordinateurs du projet à informer formellement la direction de l’hôpital ont été constamment reportées, ce qui a retardé l’accès aux ressources et au personnel essentiels.

La consultante Grante a également expliqué les difficultés liées aux achats, notant que bien qu’elle ait fourni des listes détaillées de fournitures médicales nécessaires pour les formations et les recherches, beaucoup d’articles manquaient de quantités et de prix précis. Le budget a été établi sans sa participation, reposant sur des estimations approximatives. Les responsabilités de passation de marchés ont été confiées à d’autres membres du projet, la laissant sans contrôle total ni surveillance des achats.

En dépit de ces obstacles, elle a pris l’initiative de collaborer avec des pharmacies locales pour s’approvisionner et a soumis des factures au bureau du projet. Cependant, elle a admis que la tenue des registres était incomplète et qu’elle ne se souvenait pas de certaines transactions survenues au cours de l’engagement pluriannuel.

Ce témoignage met en évidence les préoccupations liées aux inefficacités administratives et à la faiblesse de la gestion des projets au sein des initiatives sanitaires liées au BCC. La commission poursuit son enquête pour déterminer dans quelle mesure ces facteurs ont affecté la prestation des services et l’utilisation des fonds publics.

Mme Grante doit comparaître à nouveau devant la commission mercredi pour fournir davantage de détails sur le projet de santé et clarifier les questions en suspens relatives à la gestion des achats et du projet.