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Un analyste politique estime que le retrait de l’UDP accentue les divisions de l’opposition

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Par Kemo Kanyi

Un politologue gambien a déclaré que le retrait du Parti démocratique uni (UDP) des négociations en vue de la formation d’une coalition révèle une fragmentation croissante de l’opposition à l’approche de l’élection présidentielle de 2026.

Biran Gai, enseignant en science politique à l’Université de Gambie, a estimé que les récents développements autour des efforts de constitution d’une coalition sont peu encourageants pour l’opposition.

« Le fait que le Parti démocratique uni se soit retiré de la coalition signifie que nous nous dirigeons vers une fragmentation de l’opposition, qui semble désormais inévitable, car je ne vois pas les partis parvenir à surmonter leurs divergences », a déclaré M. Gai.

Il a ajouté que les informations faisant état du ralliement du leader du Congrès démocratique de Gambie (GDC), Mamma Kandeh, à l’alliance du Parti national du peuple (NPP), au pouvoir, pourraient davantage affaiblir l’opposition, qualifiant le GDC d’acteur clé des précédentes tentatives de coalition.

Selon lui, la perte du soutien du GDC renforcerait l’alliance du NPP en vue de l’élection présidentielle prévue en décembre 2026.

Toutefois, M. Gai a estimé que le paysage politique pourrait encore évoluer si les partis de l’opposition reconnaissent qu’aucun d’entre eux n’est en mesure de battre, à lui seul, l’alliance du NPP.

Il a soutenu que cette alliance demeure l’une des formations politiques les plus solides du pays, citant ses résultats électoraux au cours de la dernière décennie comme preuve de sa force politique.

Selon lui, une opposition unie serait indispensable pour présenter une alternative crédible au pouvoir en place, tout en soulignant qu’une telle unité paraît de plus en plus improbable après le retrait de l’UDP des discussions sur la coalition.

Le politologue a également estimé que les petits partis d’opposition, notamment UNITE et APP-Sobeyaa, ne constitueraient pas, à eux seuls, un défi électoral suffisant pour faire face à l’alliance au pouvoir.

Il a conclu qu’au regard de l’évolution actuelle de la situation politique, le NPP semble bien placé pour remporter l’élection présidentielle de 2026 si les partis d’opposition demeurent divisés.

Il a enfin rappelé que l’histoire électorale de la Gambie montre généralement que les divisions au sein de l’opposition tendent à favoriser les gouvernements sortants.

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