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L’ONU appelle à des mesures adaptatives pour lutter contre la traite des êtres humains en Gambie

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Par Kemo Kanyi

Le coordinateur résident des Nations Unies en Gambie, Karl-Frédérick Paul, a appelé à des stratégies adaptatives pour répondre à l’évolution de la traite des êtres humains et renforcer les efforts de protection des victimes et survivants.

Paul a appelé lors d’un événement organisé à l’African Princess Hotel pour commémorer la Journée contre la traite des êtres humains sous le thème « Piégé derrière l’arnaque ».

Il a indiqué que cette commémoration rappelait que la traite des personnes continuait d’évoluer, avec des réseaux criminels utilisant de plus en plus de plateformes numériques, des recrutements en ligne trompeurs, des offres d’emploi frauduleuses et de fausses opportunités éducatives pour exploiter les personnes vulnérables.

« Ce qui commence souvent en ligne comme une promesse d’un avenir meilleur peut rapidement devenir une réalité d’exploitation, de violence et de perte de liberté. À mesure que la traite évolue, nous devons aussi adapter notre réponse », a-t-il déclaré.

Le coordinateur résident de l’ONU a déclaré que l’élaboration du Plan d’action national de la Gambie contre la traite des personnes et du Manuel national de formation fournissaient une feuille de route pour renforcer les interventions contre la traite au cours des cinq prochaines années.

Il souligne que la traite des êtres humains n’est pas seulement une question de justice pénale, mais aussi une question de droits humains liée à la migration, au développement, à l’égalité des sexes et à la protection de l’enfance.

Relever ce défi, dit-il, nécessite une approche coordonnée impliquant les institutions gouvernementales, les Nations Unies, les partenaires de développement, le secteur privé, les organisations de la société civile, les médias et les communautés.

Paul a souligné que les agences de l’ONU continueraient à utiliser leur expertise respective pour soutenir des institutions plus solides, protéger les victimes et les survivants, promouvoir les droits humains et s’attaquer aux facteurs sous-jacents qui augmentent la vulnérabilité à la traite.

Il a déclaré que le succès des nouveaux documents se mesurerait à des institutions renforcées, des services de protection améliorés, une sensibilisation accrue du public, des enquêtes et poursuites efficaces, ainsi que des partenariats renforcés.

Le responsable de l’ONU a souligné que la mise en œuvre du Plan d’action national nécessitait un engagement politique soutenu, des ressources adéquates et une collaboration continue entre les parties prenantes, tout en veillant à ce que les victimes et survivants restent au centre de toutes les interventions.

Il a réaffirmé l’engagement des Nations Unies à soutenir la Gambie dans la mise en œuvre du Plan d’action national pour 2026–2030 et a félicité le gouvernement ainsi que d’autres partenaires pour leurs efforts dans la lutte contre la traite des êtres humains.

Par ailleurs, Isatou Darboe, directeur exécutif de l’Agence nationale contre la traite des personnes (NAATIP), a déclaré que la commémoration offrait l’occasion de réfléchir aux progrès réalisés et de renouveler son engagement à garantir qu’aucune personne ne soit victime de traite, exploitée ou privée de ses droits fondamentaux.

Elle a indiqué que la NAATIP avait réalisé des progrès significatifs dans le renforcement de la réponse du pays à la traite grâce à l’amélioration des mécanismes d’identification et de protection des victimes, à l’amélioration des enquêtes et des poursuites, à une sensibilisation accrue du public et à des partenariats nationaux, régionaux et internationaux renforcés.

Darboe a indiqué que davantage de communautés pouvaient désormais identifier les signes de traite, tandis que les forces de l’ordre avaient amélioré leur capacité d’enquête et que les approches centrées sur la victime devenaient plus centrales dans les interventions.

Cependant, elle a averti que la traite reste l’une des formes de crime organisé évoluant le plus rapidement au monde, les trafiquants adoptant continuellement des méthodes plus sophistiquées et technologiques.

Elle a noté que l’exploitation du travail continuait d’affecter les femmes, les hommes et les enfants soumis au travail forcé dans des secteurs tels que l’agriculture, la construction, la pêche, l’exploitation minière et le travail domestique.

Le directeur exécutif de la NAATIP a également identifié l’exploitation sexuelle, les arnaques en ligne et les opportunités d’emploi frauduleuses comme les principales voies par lesquelles les victimes étaient attirées dans des réseaux de traite.

L’événement a également vu le lancement du Plan d’action national de la Gambie contre la traite des personnes (2026–2030) ainsi que du Manuel national de formation sur la traite des personnes.

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