Site icon

L’Hôpital général de Kanifing suspend un infirmier pour des allégations d’inconduite sexuelle

juo

Par Kemo Kanyi

L’Hôpital général de Kanifing a suspendu un membre de son personnel clinique à la suite d’allégations d’inconduite sexuelle impliquant une patiente lors d’une consultation médicale.

Dans un communiqué publié jeudi, l’établissement a indiqué avoir immédiatement ouvert une enquête après avoir été informé des faits allégués.

« Le membre du personnel concerné a été identifié et convoqué à une réunion avec la haute direction. Il a été placé en congé administratif dans l’attente des conclusions de l’enquête », précise le communiqué.

La direction a également indiqué avoir pris contact avec la plaignante et l’avoir invitée à fournir des informations complémentaires concernant l’incident présumé.

L’hôpital a assuré que cette affaire serait traitée avec sensibilité, objectivité et dans le respect des procédures établies.

Il a rappelé qu’il ne tolère aucune forme d’inconduite sexuelle, d’abus, de harcèlement ou de comportement contraire à l’éthique et aux normes professionnelles de la part de son personnel.

L’établissement a réaffirmé son engagement à protéger la dignité, la sécurité et les droits de tous les patients ayant recours à ses services.

Selon la direction, des mesures appropriées seront prises si les allégations sont confirmées, conformément aux politiques de l’hôpital, aux règlements de la fonction publique ainsi qu’aux exigences professionnelles et juridiques applicables.

Dans le même temps, l’hôpital a appelé au respect de la procédure régulière et à la conduite d’une enquête juste et impartiale.

« Nous exhortons donc les membres du public à laisser le processus d’enquête suivre son cours sans préjugé envers l’une ou l’autre des parties concernées », a-t-il déclaré.

L’hôpital a enfin assuré que la sécurité des patients et la qualité des soins demeurent ses priorités absolues et que tous les services cliniques et essentiels continuent de fonctionner normalement.

La plaignante livre sa version des faits

Par ailleurs, la femme qui accuse l’infirmier d’inconduite sexuelle a apporté de nouveaux détails sur l’incident présumé et expliqué pourquoi elle n’avait pas immédiatement saisi la police.

L’identité de la plaignante n’a pas été rendue publique.

Elle affirme que l’infirmier aurait introduit son pénis dans son vagin alors qu’il la prenait en charge au cours d’une consultation médicale.

Ces allégations n’ont pas été établies de manière indépendante et l’infirmier n’a été reconnu coupable d’aucune infraction.

Répondant aux interrogations du public après la médiatisation de l’affaire, la femme a déclaré qu’elle avait d’abord eu l’intention de porter plainte auprès de la police.

Selon son récit, les faits se seraient produits un mercredi et elle serait retournée à l’hôpital le samedi suivant pour confronter l’infirmier.

Elle affirme que celui-ci lui a présenté des excuses lorsqu’elle l’a confronté, ce qui l’a amenée à ne pas signaler immédiatement l’affaire aux autorités.

Elle explique qu’elle était encore malade, bouleversée et souffrait de fortes douleurs abdominales.

La plaignante indique avoir ensuite décidé de rendre l’affaire publique afin de sensibiliser la population à la nécessité de protéger les patients dans les établissements de santé.

« Je voulais sensibiliser les gens et leur montrer que ce genre de chose peut arriver même dans des lieux où nous sommes censés nous sentir en sécurité, y compris les hôpitaux », a-t-elle déclaré.

Comment elle a obtenu le numéro de l’infirmier

La femme explique avoir obtenu le numéro de téléphone de l’infirmier lors d’une précédente visite à l’hôpital, alors qu’elle se sentait faible et souffrante.

Selon elle, l’infirmier lui avait conseillé de le contacter si son état persistait afin qu’elle puisse revenir pour recevoir un traitement par perfusion intraveineuse.

Elle affirme s’être rétablie après avoir pris des médicaments et ne pas l’avoir contacté à ce moment-là.

Cependant, lorsqu’elle a de nouveau ressenti de violentes douleurs abdominales, elle est retournée à l’hôpital pour recevoir des soins.

Allégations de contact sexuel inapproprié

Interrogée sur la question de savoir si l’infirmier avait effectivement introduit son pénis, la plaignante a déclaré qu’elle n’avait pas immédiatement compris ce qui s’était passé.

Elle affirme lui avoir ensuite demandé des explications et soutient qu’il lui aurait répondu avoir introduit son pénis avant de le retirer immédiatement.

Selon son témoignage, elle souffrait d’intenses douleurs et avait indiqué à l’infirmier qu’elle se sentait sur le point de s’évanouir.

Elle allègue qu’il lui a demandé de se rapprocher du bord de la table d’examen, les jambes pendantes.

Toujours selon son récit, l’infirmier se serait placé entre ses jambes dans ce qu’elle croyait être une étape normale de la procédure médicale.

Elle explique avoir fermé les yeux en raison de son état et ne pas avoir vu ce qui se passait.

La plaignante dit avoir d’abord pensé que les sensations qu’elle ressentait étaient liées à l’examen médical.

Elle affirme avoir ensuite réalisé que l’infirmier avait introduit l’extrémité de son pénis.

Ces allégations demeurent à ce stade l’objet d’une enquête.

L’Hôpital général de Kanifing a indiqué que le membre du personnel concerné reste suspendu à titre administratif dans l’attente des conclusions de l’enquête et que la plaignante a été invitée à fournir des informations supplémentaires.

L’établissement a également demandé au public de laisser la justice et l’enquête suivre leur cours, sans préjuger de la culpabilité ou de l’innocence de l’une ou l’autre des parties.

Si les faits sont établis, des mesures disciplinaires et des poursuites judiciaires pourraient être engagées conformément aux lois et aux règlements professionnels en vigueur.

Exit mobile version