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Les travailleurs d’Alport donnent cinq jours au directeur général pour démissionner face aux griefs non résolus

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Par Fatou Krubally

Les travailleurs d’Alport Banjul ont donné lundi au directeur général, Salih Levent Kaçar, un délai de cinq jours ouvrables pour démissionner, accentuant ainsi un conflit qui dure depuis plusieurs mois autour du bien-être du personnel, des conditions de travail et de griefs non résolus.

Cette demande fait suite à un vote de défiance qui aurait recueilli le soutien de centaines de travailleurs, notamment des employés du chantier naval de Banjul.

Dans des documents soumis à la direction, l’Association du personnel d’Alport a accusé le directeur général de retards répétés, de mauvaise communication et de ne pas avoir pleinement mis en œuvre les accords conclus à la suite de l’intervention du gouvernement lors du conflit portuaire de juin.

Les travailleurs ont déclaré que plusieurs questions demeurent sans solution, notamment l’accès aux prêts destinés au personnel, les paiements liés à la formation et aux bourses d’études, les heures supplémentaires et les modalités de travail par équipes, les disparités salariales et d’allocations, ainsi que les retards dans la mise en œuvre du budget du personnel approuvé pour 2026.

Cette dernière évolution intervient après la reprise des protestations au port de Banjul, à la suite de manifestations antérieures en avril et d’une grève assise en juin, qui avaient perturbé les activités portuaires.

L’association a souligné que son action était dirigée contre la direction de l’entreprise et non contre Alport, sa concession ou le gouvernement.

Elle a averti qu’en l’absence de mesures significatives dans un délai de cinq jours ouvrables, les travailleurs pourraient engager d’autres actions syndicales, administratives ou judiciaires.

Alport Banjul avait auparavant rejeté les accusations des travailleurs, affirmant que les préoccupations relatives au bien-être du personnel avaient été prises en compte et attribuant les troubles aux réformes visant à renforcer la responsabilité et la transparence au sein du port.

Cette nouvelle confrontation accentue la pression sur la direction d’Alport pour qu’elle règle les griefs en suspens et réponde à la demande des travailleurs réclamant la démission du directeur général.

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