Par Kemo Kanyi
Le leader du Parti de l’Alliance du Peuple (PAP), Ebrima Tabora Manneh, a exhorté les politiciens et les citoyens à éviter le profilage tribal dans les discussions sur le développement national, la réconciliation et la coexistence pacifique.
S’adressant à des partisans lors d’un rassemblement politique à Bafuloto ce week-end, Manneh a mis en garde contre ce qu’il a qualifié de « classification tribale toxique » qui pourrait saper l’unité nationale, menacer la sécurité, ralentir les efforts de développement et affaiblir la confiance entre les communautés qui vivent ensemble depuis des générations.
« Nous devons nous concentrer sur la mauvaise gestion quotidienne des fonds publics par les responsables gouvernementaux, et non sur l’identification tribale. Nous ne devons pas laisser notre attention se détourner de nos réalités vécues », déclara Manneh.
Il a cité le chômage, les pénuries de médicaments dans les établissements de santé, les préoccupations liées à l’insécurité, le soutien insuffisant aux agriculteurs et les réseaux routiers défaillants comme des questions qui devraient dominer les débats politiques nationaux.
Le dirigeant du PAP a mis en garde les citoyens contre ce qu’il a qualifié de stratégies politiques trompeuses visant à détourner l’attention des défis pressants du pays.
Manneh a déclaré que le pouvoir de choisir un meilleur leadership revient à l’électorat, exhortant les Gambiens à utiliser judicieusement leurs voix pour élire des dirigeants capables de répondre aux besoins du pays.
Il a qualifié la situation actuelle d’« indésirable » et nécessitant une intervention urgente des électeurs.
Le leader du PAP a en outre déclaré que l’objectif de son parti va au-delà de la présidence, affirmant qu’il s’engage à transformer la situation politique et socio-économique du pays.
Il a assuré à ses partisans que, s’il était élu, le gouvernement PAP travaillerait à répondre aux principales préoccupations soulevées par les Gambiens dans un délai raisonnable.

