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« La sécurité de la Gambie reste entre les mains des Gambiens », déclare le ministre de l’Information

nca

Par Fatou Krubally

Le ministre de l’Information, Dr Ismaila Ceesay, a rejeté les allégations selon lesquelles la Gambie aurait perdu le contrôle de ses institutions nationales de sécurité en raison de la présence continue de personnels de l’ECOMIG dans le pays.

Ceesay a déclaré que les institutions de sécurité du pays restent sous la direction, le commandement et l’autorité juridique des Gambiens, qualifiant de trompeuses les affirmations contraires.

Il a indiqué que les Forces armées gambiennes, les Services de renseignement de l’État, la Police gambienne, le Département de l’immigration et les autres principales institutions de sécurité sont dirigés par des Gambiens et fonctionnent conformément aux lois et au cadre institutionnel du pays.

Selon le ministre, la présence de l’ECOMIG s’inscrit dans le cadre de la coopération régionale en matière de sécurité et ne constitue nullement un contrôle étranger sur la sécurité nationale de la Gambie.

Ceesay a souligné que les menaces sécuritaires, notamment le terrorisme, la criminalité organisée, la traite des personnes et le trafic de drogue, dépassent de plus en plus les frontières nationales, rendant nécessaire la coopération entre les pays.

Il a déclaré que la coopération avec les partenaires de la CEDEAO renforce ainsi la capacité de la Gambie à faire face à ces menaces tout en préservant sa souveraineté.

Le ministre a également comparé le dispositif sécuritaire gambien à celui d’autres pays où des forces de sécurité étrangères opèrent aux côtés des institutions nationales sous l’autorité de gouvernements souverains.

Il a cité la présence de forces de l’OTAN en Allemagne et des forces américaines au Japon comme exemples de partenariats sécuritaires qui, selon lui, ne signifient pas nécessairement une perte de souveraineté nationale.

Ceesay a exhorté les Gambiens à mener des discussions factuelles et responsables sur le rôle de l’ECOMIG, estimant que les questions légitimes concernant la force régionale ne devraient pas être fondées sur l’idée que sa présence équivaut à un contrôle étranger.

Il a maintenu que l’ECOMIG est un partenaire en matière de sécurité et non un substitut aux institutions sécuritaires gambiennes, et qu’elle ne détermine pas la politique de sécurité nationale du pays.

Le ministre a réaffirmé que les décisions relatives à la sécurité nationale restent sous l’autorité gambienne et que la souveraineté du pays demeure intacte malgré sa coopération régionale en matière de sécurité.

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