Par Sering Mass Jallow
L’ancien président gambien Yahya Jammeh a démenti les accusations selon lesquelles il aurait demandé aux membres de la direction de la faction APRC No-to-Alliance de ne publier aucune déclaration ni d’entreprendre aucune action sans son approbation préalable.
Dans un message audio reçu lundi 14 septembre, M. Jammeh a déclaré que cette accusation déformait ses propos précédents.
Selon l’ancien président, il avait simplement demandé aux membres de la direction de l’informer lorsqu’ils envisageaient d’entreprendre une activité.
Il a précisé qu’il ne leur avait pas demandé de recevoir personnellement ses instructions sur ce qu’ils devaient ou ne devaient pas faire.
M. Jammeh a également annoncé la tenue prochaine d’une réunion de la faction APRC No-to-Alliance en Gambie, la qualifiant de « très importante ».
Il a indiqué que la réunion se tiendrait à Pench Mi samedi et a exhorté les membres de l’APRC No-to-Alliance de toutes les régions du pays à y participer.
M. Jammeh a conseillé aux participants d’arriver à l’heure, précisant que la réunion attendrait ceux qui seraient en route.
Il a également exhorté les membres à assister personnellement à la réunion afin d’entendre directement les discussions et d’éviter d’être mal informés.
M. Jammeh a déclaré qu’il était au courant de la réunion et a invité les membres à ne pas rester chez eux sous prétexte qu’ils n’en avaient pas entendu parler directement de sa part.
L’APRC connaît des divisions internes depuis le départ de M. Jammeh du pouvoir en 2017.
Le parti s’est ensuite scindé en factions rivales, la faction dirigée par Fabakary Tombong Jatta ayant conclu une alliance politique avec le National People’s Party (NPP) du président Adama Barrow et soutenant son programme politique.
La faction No-to-Alliance, qui reste fidèle à M. Jammeh et s’oppose à toute coopération politique avec M. Barrow, a rejeté la direction de l’exécutif officiel ainsi que son alliance avec le NPP.
Ce désaccord a depuis contribué à prolonger les divisions internes au sein de l’ancien parti au pouvoir.

