Par : Fatou Krubally
Le gouvernement a expliqué aux parlementaires la raison pour laquelle la Commission anti-corruption de Gambie n’a pas commencé ses activités, affirmant que des inquiétudes avaient été soulevées contre l’un des trois candidats approuvés par l’Assemblée nationale.
Selon le vice-président, cela a contraint l’exécutif à entamer le processus de recherche d’un remplaçant pour le candidat.
Le vice-président Mohammed B.S. Jallow a fait cette révélation mercredi en répondant à une question du NAM de Brikama Nord et du chef de la minorité, Alhagie S. Darboe, qui ont cherché à expliquer le retard dans la nomination des commissaires malgré l’approbation parlementaire des candidats en décembre 2025.
S’adressant aux législateurs, le vice-président a déclaré que le processus de nomination était au point mort car le gouvernement jugeait nécessaire de remplacer l’un des candidats approuvés conformément aux exigences d’intégrité et de conformité de la loi sur la Commission anti-corruption.
« Le processus d’identification d’un remplaçant approprié est bien avancé et devrait être finalisé prochainement », a déclaré Jallow à l’Assemblée.
Pressé davantage par Darboe d’identifier le candidat en question, le vice-président a déclaré que l’individu était un policier parmi les trois candidats approuvés et que des allégations de corruption avaient ensuite été portées contre lui.
Jallow a expliqué que la question avait été portée à l’attention de l’exécutif via le ministère de la Justice avant d’être discutée par le cabinet, qui a décidé que le candidat devait être remplacé.
Cependant, il a souligné qu’aucun acte répréhensible n’avait été établi contre cet individu.
« Je n’ai pas dit qu’il y avait eu de constat négatif. J’ai dit que certaines questions avaient été soulevées. Il y a des accusations de corruption, et il est juste que, puisqu’il s’agit d’une Commission anti-corruption, et s’il y a un doute sur l’un des commissaires, il est nécessaire de remplacer cette personne », a-t-il remarqué.
Le vice-président a également informé les législateurs que les préparatifs pour le lancement de la commission se poursuivent, y compris des rénovations de ses futurs locaux et l’allocation des fonds dans le budget national 2026.
Cette divulgation marque la première explication détaillée du gouvernement sur les raisons pour lesquelles la Commission anti-corruption, l’une des institutions de responsabilité les plus attendues du pays, reste inconstituée des mois après l’approbation de ses commissaires par l’Assemblée nationale.

