Par : Fatou Krubally
Le ministre de la Santé, Dr Amadou Samateh, a reconnu une erreur dans la présentation des statistiques de mortalité maternelle à l’Assemblée nationale, attribuant cette incohérence à une erreur dans la récupération des données du système d’information du ministère de la Santé.
Le Dr Samateh a fait cette divulgation mercredi en répondant à une question orale du membre de l’Assemblée nationale centrale de Banjul (NAM), Abdoulie Njai, qui a demandé des éclaircissements sur les chiffres de mortalité maternelle pour 2025.
Le ministre a déclaré aux parlementaires que le ratio correct de mortalité maternelle pour 2025 s’élève à 161,1 décès pour 100 000 naissances vivantes, tandis que le ratio institutionnel de mortalité maternelle est de 128,8 décès pour 100 000 naissances vivantes.
Il a expliqué que les chiffres provenaient du District Health Information System (DHIS2) du Ministère, une plateforme numérique utilisée pour la collecte et l’analyse des données de santé.
Selon lui, l’erreur s’est produite lorsqu’un responsable a utilisé la variable institutionnelle de mortalité maternelle au lieu de la variable totale de mortalité maternelle lors de l’extraction des données.
Le Dr Samateh a déclaré que, bien que les données sous-jacentes soient correctes, l’erreur affectait le ratio rapporté, ajoutant que l’écart avait ensuite été identifié et officiellement communiqué à l’Assemblée nationale.
Il a informé les législateurs que l’officier responsable de l’erreur, ainsi que les membres de l’équipe de reportage, avaient été réprimandés.
Le ministre a indiqué que le ministère avait depuis renforcé les procédures de vérification interne et qu’il avait personnellement examiné les chiffres avant leur représentation au parlement.
Il a souligné que des données précises sur la santé maternelle sont essentielles pour planifier et suivre les interventions visant à réduire les décès maternels.
Le Dr Samateh a également noté que tous les décès maternels sont examinés par l’équipe de santé reproductive et maternelle du ministère afin d’identifier les causes et d’orienter les mesures correctives.
Il a ajouté que l’investissement continu dans les infrastructures de santé, le personnel et les services d’urgence reste essentiel pour améliorer les résultats de santé maternelle en Gambie.

