Site icon

Le leader du PROGRESS attribue la crise de l’électricité à un échec du gouvernement

led

Par Kemo Kanyi

Le leader de l’Organisation patriotique réformiste pour le progrès, le renouveau, l’équité, la sécurité et la justice sociale (PROGRESS), Amadou Jaiteh, a déclaré que la crise électrique actuelle en Gambie reflète un échec des politiques gouvernementales et du leadership.

Dans une interview accordée à The Voice mardi, M. Jaiteh a affirmé que les coupures persistantes d’électricité ne peuvent pas être considérées comme un simple problème technique temporaire, mais révèlent des faiblesses structurelles profondes dans le secteur de l’énergie.

Il a indiqué qu’après neuf ans au pouvoir, l’administration Barrow n’a pas réussi à résoudre les défis du secteur de l’électricité, estimant que la situation traduit des lacunes en matière de planification, de responsabilité et de gouvernance.

Selon lui, d’importantes ressources financières ont été investies dans le secteur depuis 2017 à travers des prêts, des subventions et des programmes de développement, mais l’approvisionnement en électricité reste instable.

Il a cité plusieurs initiatives, notamment le projet de restauration et de modernisation de l’électricité en Gambie, des programmes régionaux d’accès à l’électricité, des projets soutenus par la Banque africaine de développement, des initiatives de solarisation financées par l’Union européenne et la Banque européenne d’investissement, ainsi que d’autres accords d’achat d’énergie et d’approvisionnement en carburant.

  1. Jaiteh a soutenu que, malgré ces interventions, les citoyens continuent de subir des coupures fréquentes, ce qui nuit à l’activité économique et au développement.

Il a souligné que les défaillances électriques affectent directement la productivité, les activités commerciales et les moyens de subsistance des ménages, rendant difficile le fonctionnement des entrepreneurs et des investisseurs.

Il a également affirmé que la dépendance de la Gambie à l’électricité importée et à des arrangements externes met en évidence les faiblesses de la planification énergétique nationale et du développement des capacités locales.

  1. Jaiteh a insisté sur le fait que, bien que la coopération régionale soit importante, elle ne doit pas remplacer la nécessité de développer une infrastructure énergétique nationale solide et une autonomie énergétique.

Il a exposé la position de son parti, estimant que la réforme du secteur de l’énergie devrait viser à renforcer la NAWEC, investir dans les énergies renouvelables, réduire la dépendance aux importations de carburant et moderniser le réseau électrique national.

Il a ajouté que l’électricité doit être considérée comme un service essentiel et non comme un privilège, soulignant son importance pour la santé, l’éducation, les entreprises et le développement national.

Le leader de PROGRESS a enfin déclaré que le développement durable ne pourra être atteint que par une gouvernance transparente, la responsabilité et des politiques centrées sur les populations.

Exit mobile version