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Le leader du GAP appelle à une réforme urgente dans un contexte de « déclin moral et politique »

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Par Haddy Touray

Le chef du Parti d’action gambienne (GAP), Musa Yali Bachilly, a averti que la Gambie risque de sombrer davantage dans ce qu’il a qualifié de décadence morale et politique, à moins que des mesures urgentes et décisives ne soient prises pour relever les défis de gouvernance et sociaux.

Dans une interview exclusive accordée à The Voice, Bachilly affirme que le pays fait face à de multiples défis, notamment la mauvaise gouvernance, la corruption, la négligence et l’abus de pouvoir qui, selon lui, continuent de miner la confiance du public et d’affaiblir les institutions de l’État.

Il soutient que de tels échecs systémiques freinent le progrès national et contribuent à la montée des vices sociaux.

« La Gambie fait aujourd’hui face à une multitude de défis tels que la mauvaise gouvernance, la corruption, la négligence et les abus de pouvoir. Ces rechutes ont entraîné des revers récurrents qui continuent d’éroder la confiance du public et d’affaiblir les institutions », a-t-il déclaré.

« Ces échecs systémiques freinent non seulement le progrès national, mais créent aussi un terrain fertile pour que les vices sociaux s’épanouissent », a-t-il ajouté.

Bachilly affirme que GAP est profondément préoccupé par l’orientation actuelle du pays, avertissant que sans une intervention décisive, le pays pourrait connaître une nouvelle détérioration.

« Le Parti d’action de la Gambie, sous ma direction, a exprimé une profonde inquiétude quant à la trajectoire de la nation. Nous avertissons que sans action décisive, le pays risque de sombrer davantage dans la décadence morale et politique », a-t-il réaffirmé.

Il a également exprimé des inquiétudes concernant l’influence des réseaux sociaux sur les jeunes, affirmant que l’exposition à des contenus explicites en ligne contribuait à des tendances comportementales nuisibles chez les jeunes.

Il a déclaré que ce développement affectait les valeurs traditionnelles et exposait les jeunes vulnérables à « des expérimentations dangereuses avec des comportements contraires aux normes culturelles et religieuses ».

GAP, ajoute-t-il, considère cette tendance comme un revers qui sape les valeurs morales et religieuses, exhortant le gouvernement à renforcer les lois visant à protéger les jeunes contre les contenus nuisibles en ligne.

Bachilly a en outre appelé les responsables religieux à jouer un rôle plus actif dans la résolution des questions morales, affirmant que leur influence était cruciale pour guider la société.

« Les leaders religieux ont eux aussi un rôle crucial à jouer dans cette lutte. Leurs voix portent une autorité morale, et GAP les exhorte à prêcher de manière constante contre les pratiques qui menacent le bien-être moral et spirituel de la société », a-t-il déclaré.

Il a souligné que la coopération entre institutions politiques et religieuses était nécessaire pour restaurer les valeurs éthiques et la discipline dans la société.

Bachilly a également proposé des mesures politiques, notamment la restriction de l’accès au téléphone mobile pour les enfants de moins de 18 ans, la qualifiant de mesure protectrice contre les influences nuisibles en ligne.

« Combinée à une gouvernance renforcée, des sanctions plus sévères pour les fautes et une implication active des chefs religieux, cette approche pourrait aider à orienter la Gambie vers une voie de renouveau », a-t-il déclaré.

Il a appelé à une action urgente, avertissant que des retards pourraient rendre la situation irréversible.

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