Par : Cecilia E.L. Mendy
La Cour d’appel a examiné lundi une requête de l’État demandant l’autorisation de faire appel de l’acquittement et de la libération d’Ousainou Bojang et d’Amie Bojang par la Haute Cour.
La demande a été examinée par un panel composé du juge N. Salla-Wadda, président de la Cour d’appel, du juge B.V.P. Mahoney et du juge A. Saho Ceesay.
Le directeur des poursuites publiques, A.M. Yusuf, a représenté l’État, tandis que le conseiller B.M.O. Badjie a représenté les intimés. L’avocat Badjie a informé le tribunal qu’il détenait un mémoire pour l’avocat Lamin J. Darbo pour le premier intimé et l’avocat L.K. Mboge pour le deuxième intimé.
La demande découle d’un jugement rendu par la juge Ebrima Jaiteh le 30 mars 2026, dans lequel les deux intimés ont été acquittés et libérés.
Dans une déclaration sous serment déposée au nom du premier intimé, Ebrima Charty, greffière au Dabanani Chambers, a soutenu que l’État n’avait pas respecté les exigences procédurales régissant les appels de la Haute Cour devant la Cour d’appel.
L’affidavit soutenait en outre que l’appel prévu manquait de fondement et que l’acceptation de la demande porterait préjudice aux intimés, qui avaient déjà subi un procès complet et avaient été acquittés de toutes les charges.
La cour a également examiné une déclaration sous serment de soutien prête serment par Kaddijatou A. Bah, assistante juridique au bureau du procureur général et au ministère de la Justice.
Selon l’affidavit, l’État a déposé un avis d’appel le 31 mars 2026, un jour après le jugement de la Haute Cour. L’État a reconnu qu’une autorisation aurait dû être obtenue avant le dépôt de l’avis, mais a soutenu que la Cour d’appel avait le pouvoir de régulariser le processus.
L’affidavit indiquait qu’un avis d’appel modifié avait été déposé le 29 avril 2026, et soutenait que l’acceptation de la demande ne porterait pas préjudice aux intimés.
Le tribunal a également été informé des directives données le 20 mai 2026 concernant la signification des procédures judiciaires aux intimés. Lors de cette séance, le tribunal a ordonné au Directeur des poursuites publiques de collaborer avec l’huissier judiciaire du tribunal afin d’assurer une signification personnelle appropriée avant l’audience de la requête.
L’État, par la requête déposée en vertu de l’article 322 de la loi sur la procédure pénale de 2025, demande l’autorisation d’appeler l’ensemble du jugement de la Haute Cour.
Elle demande également une ordonnance jugeant l’avis d’appel déposé le 31 mars 2026 comme valide et dûment déposé, ainsi que l’autorisation de modifier l’avis d’appel et de faire reconnaître la version modifiée déposée le 29 avril 2026 comme étant dûment reconnue devant le tribunal.
L’affaire a été ajournée au 12 juin 2026 pour une audience supplémentaire.

