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La Gambia Environmental Alliance (GEA) s’interroge sur le silence du gouvernement concernant le vote des Nations Unies sur le changement climatique

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Par Binta Jaiteh

La Gambia Environmental Alliance (GEA) a critiqué le gouvernement gambien pour son silence autour du vote des Nations Unies sur le changement climatique et sa décision de s’abstenir lors de ce scrutin.

Ce vote porte sur l’approbation de l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ) concernant le changement climatique et les droits humains.

Dans une déclaration publiée mercredi, l’alliance a qualifié cette abstention de trahison envers les populations gambiennes vulnérables qui subissent déjà les effets du changement climatique.

Selon l’organisation, la Gambie figurait parmi les 28 pays s’étant abstenus lors du vote tenu le 20 mai 2026, tandis que 141 pays ont voté en faveur de la résolution et huit s’y sont opposés.

L’alliance a souligné que l’avis consultatif de la CIJ constitue une avancée majeure pour le renforcement de la responsabilité climatique mondiale, en affirmant l’obligation juridique des États de prévenir les dommages environnementaux et de protéger les générations présentes et futures.

Le secrétaire général, Muhammed Hydara, a qualifié le silence du gouvernement sur cette question d’« inacceptable » pour un pays considéré comme l’un des plus vulnérables aux effets du changement climatique dans la région.

Le communiqué a mis en avant l’érosion côtière, l’intrusion d’eau salée, la perte de terres agricoles fertiles et la pression croissante sur les communautés de pêcheurs comme preuves de l’impact grandissant du changement climatique sur les moyens de subsistance en Gambie.

  1. Hydara a également rejeté l’idée selon laquelle cette abstention refléterait une position africaine commune, soulignant que des pays comme le Kenya, la Sierra Leone et le Burkina Faso ont joué un rôle de premier plan dans la rédaction de la résolution, tandis que plusieurs États africains ont soutenu le processus de la CIJ.

L’alliance a appelé le gouvernement à clarifier qui a autorisé cette abstention et si le cabinet ou l’Assemblée nationale ont été consultés avant la prise de décision.

Elle a également exhorté les organisations de la société civile, les médias et les leaders communautaires à exiger davantage de transparence, soulignant que la justice climatique est étroitement liée à l’avenir et à la survie de millions de Gambiens.

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