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La Gambie réaffirme son engagement envers les droits de l’homme

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Par Kemo Kanyi

La Gambie a réaffirmé son engagement en faveur de la protection et de la promotion des droits de l’homme à travers l’Afrique alors que la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (ACHPR) a conclu sa 87e session ordinaire à Banjul mercredi.

La session a réuni des représentants des États membres, des commissaires, des acteurs de la société civile et des experts juridiques sous le thème « justice, responsabilité et gouvernance démocratique ».

S’exprimant au nom du procureur général et ministre de la Justice de Gambie, Dawda A. Jallow, le solliciteur général Hussein Thomasi a décrit la réunion comme une plateforme clé de dialogue et de coopération sur les défis évolutifs des droits humains en Afrique.

Il a déclaré que les délibérations reflétaient une aspiration commune des États africains à un continent pacifique, démocratique et prospère, fondé sur la dignité humaine, la justice, l’égalité et l’État de droit.

Thomasi a salué la Commission africaine pour son rôle dans le renforcement des systèmes de droits de l’homme à travers le continent, notant que la session de Banjul offrait un espace pour évaluer les progrès et les défis persistants.

Il a déclaré que les discussions, rapports et témoignages présentés durant la session mettaient en lumière la complexité de la protection des droits humains en Afrique, en particulier lorsque les États équilibrent réformes de gouvernance, préoccupations sécuritaires et pressions socio-économiques.

Selon lui, de tels engagements restent essentiels pour garantir que les droits de l’homme restent au cœur de la gouvernance et de l’élaboration des politiques.

Le Solicitor General a noté que plusieurs États membres de l’Union africaine, dont la Gambie, ont pris des mesures pour renforcer les cadres juridiques et institutionnels afin de protéger les droits et libertés fondamentaux.

Il a cité les efforts visant à lutter contre la violence faite aux femmes et aux enfants, à améliorer l’accès à la justice et à renforcer les mécanismes de responsabilité comme preuves de l’engagement croissant du continent envers la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Il a ajouté que la protection des droits humains est à la fois une obligation légale et un fondement pour un développement durable et la stabilité politique.

Thomasi a également reconnu les États ayant rempli leurs obligations de rapport à la Commission africaine en soumettant périodiquement des rapports sur les droits de l’homme.

Il affirme qu’une telle conformité démontre la transparence et la responsabilité au sein du système africain des droits de l’homme et permet aux États d’évaluer les progrès et de combler les lacunes.

Il a souligné que les processus de déclaration sont des outils importants pour améliorer la gouvernance et les expériences vécues des citoyens.

Il a en outre souligné que la protection des droits humains nécessite une collaboration entre gouvernements, institutions régionales et acteurs de la société civile.

L’ACHPR, dit-il, continue de servir de mécanisme clé de dialogue entre États et de placer les droits de l’homme au centre du cadre de gouvernance africaine.

Les discussions à Banjul, a-t-il ajouté, soulignaient l’importance d’une communication durable, d’un engagement et d’une responsabilité mutuelle entre les nations africaines.

En tant qu’hôte du siège de la commission, la Gambie occupe une position symbolique au sein du système africain des droits de l’homme et s’est de plus en plus positionnée comme un soutien aux mécanismes régionaux de responsabilité.

Les responsables gouvernementaux ont souligné les réformes juridiques, la restructuration institutionnelle et l’engagement avec les instances internationales des droits de l’homme comme preuve d’un engagement renouvelé en faveur d’une gouvernance démocratique et de l’État de droit.

La session a également placé la Gambie au centre des discussions continentales sur les droits de l’homme, renforçant son rôle de centre de dialogue juridique et politique en Afrique.

Cependant, les observateurs des droits de l’homme continuent de souligner les défis à travers le continent, notamment l’indépendance judiciaire, la liberté d’expression, la participation politique et la protection des groupes vulnérables.

Ils notent que des lacunes subsistent souvent entre les garanties constitutionnelles et l’application en pratique.

L’ACHPR a à plusieurs reprises exhorté les États membres à dépasser les engagements formels et à se concentrer sur des améliorations concrètes en matière de gouvernance, de responsabilité et de prestation de services.

À la fin de la 87e session ordinaire à Banjul, les participants ont réaffirmé l’importance d’une volonté politique soutenue pour renforcer l’architecture des droits humains en Afrique.

La réunion a souligné que, bien que des progrès aient été réalisés, un engagement continu est nécessaire pour traduire les principes des droits de l’homme en résultats concrets pour les citoyens à travers le continent.

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