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L’ancien dirigeant sénégalais Sall promeut un agenda de paix dans la course à la direction de l’ONU

Par Haddy Touray

L’ancien président sénégalais Macky Sall a appelé à la paix et à la diplomatie pour faire face aux tensions mondiales, alors qu’il brigue le poste de prochain Secrétaire général des Nations unies.

S’exprimant devant des journalistes après un dialogue informel mercredi, Sall a souligné la nécessité de la médiation et de la retenue dans les conflits impliquant de grandes puissances mondiales, notamment les États-Unis, Israël et l’Iran.

« Nous n’avons pas besoin de plus de bombes. Nous n’avons pas besoin de missiles. Nous avons besoin de paix », a-t-il déclaré, exhortant toutes les parties à maintenir des cessez-le-feu et à rechercher des accords durables par le dialogue. Il a également exprimé son soutien aux efforts de médiation menés par le Pakistan pour mettre fin à la guerre opposant les États-Unis et Israël, d’une part, à l’Iran.

Sall, qui a été président du Sénégal de 2012 à 2024, fait partie des candidats en lice pour succéder à l’actuel chef de l’ONU, António Guterres, dont le mandat prend fin le 31 décembre 2026.

Bien que soutenue par le Burundi, sa candidature n’a pas reçu l’appui du Sénégal ni de l’Union africaine.

Il a en outre mis en avant le lien entre sécurité et développement, plaidant pour une approche intégrée reliant la paix, le progrès économique et les droits humains, avec une attention particulière aux groupes vulnérables, notamment les femmes et les jeunes.

Quatre candidats participent aux dialogues informels de cette semaine, un nombre nettement inférieur à celui du processus de sélection de 2016 qui avait conduit à la nomination de Guterres.

L’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet a été la première candidate à s’exprimer mardi devant les représentants des 193 États membres de l’ONU. Elle a été suivie par l’Argentin Rafael Mariano Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Plus tôt mercredi, Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, a également présenté sa vision devant l’Assemblée générale avant l’intervention de Sall.

De profondes divisions entre les grandes puissances continuent d’entraver la capacité des Nations unies à remplir son mandat fondamental de maintien de la paix et de la sécurité internationales.

Le Conseil de sécurité n’a pas été en mesure de prendre des mesures décisives concernant des conflits majeurs, notamment en Ukraine, à Gaza et en Iran, laissant l’organisation largement en retrait face aux grandes crises mondiales.

Le Secrétaire général est nommé par l’Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité, sans délai fixe pour l’annonce du candidat retenu.

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