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Un politologue critique la position de la Gambie sur le conflit au Moyen-Orient

Par Kemo Kanyi

  1. Biran Gai, politologue, a porté de vives critiques à l’égard de la position du gouvernement gambien sur le conflit en cours au Moyen-Orient, le qualifiant de « lâche » au regard des faits entourant la guerre.
  2. Gai, professeur de sciences politiques à l’Université de Gambie, a formulé ses critiques suite à la déclaration du gouvernement gambien sur le conflit au Moyen-Orient impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran.

S’adressant mardi au  journal The Voice, M. Gai a déclaré que la déclaration publiée par le ministère des Affaires étrangères déformait la situation qui se déroule au Moyen-Orient.

« C’est une position lâche que le gouvernement de la Gambie adopte », a-t-il déclaré.

Le 28 février 2026, le gouvernement de la Gambie a appelé les parties concernées à faire preuve de la plus grande retenue, à poursuivre le dialogue et à respecter le droit international. La déclaration a souligné la nécessité de protéger les vies civiles et les infrastructures critiques, avertissant que l’instabilité persistante pourrait menacer la paix régionale et mondiale ainsi que la stabilité économique.

Cependant, M. Gai a soutenu que la situation équivalait à un acte d’agression et que le gouvernement aurait dû adopter une position plus ferme.

Il a déclaré que les autorités devraient d’abord condamner ce qu’il a décrit comme le ciblage délibéré de civils innocents, en particulier des musulmans, prétendument par Israël et les États-Unis.

« Je pense que cela devrait d’abord être la condamnation, ce que je n’ai pas vu beaucoup mis en avant par le gouvernement gambien. En tant que président et membre de l’OCI, la position du gouvernement doit être très claire », a-t-il déclaré.

Le conférencier a ajouté que, s’il est important d’appeler à la retenue et au respect du droit international, le gouvernement devrait également condamner fermement les pays qui méprisent les droits humains fondamentaux et contribuent à l’instabilité de la région.

Il a en outre décrit l’attaque comme non provoquée et survenue lors de négociations, ce qui, selon lui, démontrait un mépris pour la diplomatie et le droit international de la part d’Israël et des États-Unis.

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