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Ancien ministre et six autres inculpés pour des transactions illégales sur des terrains confisqués

 

Le gouvernement gambien a déposé des accusations pénales contre sept personnes, dont un ancien ministre, pour des allégations de transactions illégales sur des terrains confisqués par l’État suite à la destitution de l’ancien président Yahya Jammeh.

Parmi les personnes inculpées figure l’ancien ministre des Terres, du Gouvernement régional et des Affaires religieuses, Sheriff Abba Sanyang.
L’affaire devant le juge Ebrima Jaiteh à la Haute Cour de Banjul concerne un terrain situé à Kassa Kunda et Kansa Hande, confisqué par l’État dans le cadre des efforts pour récupérer les biens acquis pendant les 22 ans de règne de Jammeh.

Les personnes inculpées sont : Sheriff Abba Sanyang, Cherno Serending Sabally, Kalilu Sanyang, Bakary Gomez, Bakary Sanneh, Lamin Sabally et Malang Jarju. L’acte d’accusation a été déposé par le procureur général au nom de l’État.

Sanyang fait face à deux chefs d’accusation. Il est accusé d’abus de fonction, contraire à l’article 90(1) du Code pénal. Le parquet allègue qu’entre juillet et décembre 2022, alors qu’il était ministre, il a approuvé la rétention de 40 % du terrain confisqué au profit de prétendus propriétaires coutumiers.

Il est également accusé d’avoir fourni de fausses informations à un fonctionnaire public, contraire à l’article 114(a) du Code pénal. Le parquet affirme qu’en décembre 2022, à Banjul, il aurait fourni des informations à l’Alkalo de Kassa Kunda indiquant que 40 % du terrain avaient été approuvés pour rétention, ce que l’État considère comme faux.

Les six autres personnes inculpées font face à plusieurs chefs d’accusation pour intrusion criminelle, contraire à l’article 285A du Code pénal. Selon l’acte d’accusation, elles auraient pénétré en 2022 sur le terrain confisqué à Kassa Kunda, dans le district de Kombo Central, région de la Côte Ouest, dans le but d’en vendre des portions.

Elles sont également accusées d’obtention de fonds par tromperie, contraire à l’article 288 du Code pénal. Le parquet affirme qu’elles ont prétendu que le Comité de développement du village de Kassa Kunda était propriétaire du terrain et ont ensuite vendu des parcelles à des sociétés privées.

Les montants cités dans l’acte d’accusation incluent 12 millions GMD de Himfirm3 Company Ltd, 800 000 GMD de Soninkara Real Estate et 300 000 GMD de Buildmatic Construction Ltd.

L’affaire a été mentionnée devant le tribunal le 24 février 2026. Ni l’État ni les accusés n’étaient présents, et l’affaire a été reportée au 10 mars 2026 à 11h00 pour la suite de la procédure.

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