Par Aminata Sanneh
Le ministère des Transports, des Travaux publics et des Infrastructures (MoTWI), en collaboration avec des experts en infrastructures de transport de la CEDEAO, a entamé l’évaluation des propositions soumises en réponse à l’appel d’offres relatif au projet de pont prévu entre Barra et Banjul.
L’étude de faisabilité du pont proposé constitue une étape préparatoire clé et sera menée conformément aux meilleures pratiques internationales reconnues afin de garantir l’intégration complète de la conception technique, de la structuration financière, de la durabilité environnementale et des dispositions institutionnelles.
Le secrétaire permanent adjoint, Ebrima Colley, a indiqué que le projet vise à faciliter un transport terrestre plus fluide entre les parties nord et sud de la Gambie ainsi qu’avec le Sénégal voisin, tout en renforçant la connectivité entre les États membres de la CEDEAO.
Il a souligné l’intention du gouvernement de maintenir l’alignement de la Route transafricaine 7 (TAH7) en Gambie, reliant Karang–Karang–Barra–Banjul–Séléti, y compris la construction d’un pont d’environ 5,8 kilomètres au-dessus du fleuve Gambie entre Barra et Banjul.
L’expert en infrastructures de la CEDEAO et chef de mission, Ashoke Maliki, a déclaré que le processus d’évaluation vise à garantir la participation active de la Gambie en tant que maître d’ouvrage du projet, contribuant ainsi au succès de l’initiative nationale et du programme régional plus large de la CEDEAO.
Il a ajouté que le projet devrait réduire le temps de trajet, promouvoir le développement économique, soutenir la réduction de la pauvreté et améliorer les opportunités socio-économiques pour les communautés de la sous-région, tout en stimulant le commerce régional.
Le corridor Praia–Dakar–Abidjan fait partie du corridor côtier plus large Dakar–Lagos, une route régionale stratégique reliant Dakar, au Sénégal, à Lagos, au Nigeria, et traversant plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment la Gambie, la Guinée-Bissau, la Guinée, la Sierra Leone, le Libéria, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo et le Bénin.
Ce corridor est désigné comme la Route transafricaine 7 (TAH7) et est reconnu comme une voie de transport continentale prioritaire dans le cadre du Plan d’action prioritaire du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA).

