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Le DG de la GPA affirme que l’ensablement au port de Banjul augmente les coûts

Par : Fatou Krubally

Le directeur général de l’Autorité portuaire de Gambie (GPA), Ousman Jobarteh, a averti que l’accumulation rapide de sédiments au port de Banjul entraîne une hausse des coûts de dragage et pose des défis opérationnels susceptibles d’affecter la principale porte d’entrée commerciale du pays.

S’exprimant devant la Commission des finances publiques de l’Assemblée nationale (PEC) lors d’une séance de contrôle tenue mercredi, le chef de la GPA a indiqué que l’ensablement dans le chenal d’accès du port ainsi qu’au niveau des quais s’est considérablement accéléré, obligeant à des opérations de dragage plus fréquentes.

Il a déclaré aux députés que, alors que le dragage était auparavant effectué une fois tous les deux ans, les sédiments reviennent désormais en l’espace de six mois, réduisant la profondeur navigable et nécessitant des interventions répétées.

Selon lui, la localisation du port de Banjul en tant que port fluvial le rend naturellement vulnérable aux dépôts de limon transportés par les mouvements de marée. Le sable poussé vers l’intérieur lors de la marée haute se dépose le long du chenal lorsque l’eau se retire, limitant progressivement l’accès des navires.

Le directeur général a souligné que le maintien de tirants d’eau adéquats devient de plus en plus important à mesure que les compagnies maritimes mondiales déploient des navires de plus grande taille visant à réduire les coûts de fret. Il a noté que certains importateurs, notamment les opérateurs de cargaisons en vrac tels que les importateurs de ciment, s’approvisionnent sur des marchés plus éloignés et transportent des volumes plus importants, ce qui accroît la demande pour des chenaux plus profonds.

Il a indiqué que l’autorité travaille à approfondir le chenal afin d’accueillir des navires plus grands et de maintenir des services portuaires rentables.

Dans le cadre des dispositions actuelles, le gouvernement est responsable du dragage du principal chenal d’accès entre les bouées deux et trois au large de Cape Point, tandis que les zones des jetées relèvent du concessionnaire Alport. Toutefois, la GPA est intervenue pour soutenir les travaux de dragage à l’aide de ses propres équipements afin d’éviter des retards opérationnels, avec un remboursement attendu.

Les membres de la commission ont également soulevé des préoccupations environnementales, notamment la question de savoir si certaines activités côtières telles que l’extraction de sable, les ouvrages de remblaiement et les structures marines pourraient contribuer à l’accélération de l’ensablement. Le directeur général de la GPA a reconnu cette possibilité, tout en précisant que des études scientifiques sont nécessaires avant toute conclusion.

Il a ajouté que des études hydrographiques et géotechniques devraient être commandées afin de déterminer le rythme et les causes des dépôts de sédiments.

Les responsables ont souligné que le maintien de profondeurs de navigation sûres au port de Banjul, qui traite la majorité des importations et exportations du pays, demeure essentiel pour garantir l’efficacité du commerce et éviter une hausse des coûts pour les entreprises et les consommateurs.

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