Par Fatou Krubally
La Coalition pour le changement du système (CSC) a annoncé la mise en place d’un comité intérimaire chargé d’orienter les consultations en vue d’une éventuelle alliance de l’opposition avant l’élection présidentielle de 2026.
Cette initiative fait suite à une rencontre d’une journée ayant réuni des dirigeants de partis politiques, des candidats potentiels à la présidence, des organisations de la société civile (OSC) et des représentants des médias afin d’examiner un cadre pour l’unité de l’opposition.
Selon les responsables du CSC, le comité intérimaire sera composé de deux représentants de chaque parti politique ou mouvement ayant exprimé son intérêt pour la coalition. Son mandat comprend la mise en place de sous-comités spécialisés chargés d’élaborer un protocole d’accord, des critères de sélection et des procédures destinées à orienter le processus de formation de la coalition.
Les participants se sont réunis en groupes de travail mixtes, associant des représentants politiques, de la société civile et des médias, afin de discuter des structures de leadership et des mesures visant à garantir l’inclusivité. Parmi les principaux sous-comités proposés figurent ceux chargés des négociations, de la mobilisation de fonds, des médias et de la communication, de la logistique, des affaires juridiques et constitutionnelles, de l’engagement de la diaspora, de l’élaboration des politiques, des élections, de la coordination des campagnes, de l’éthique et de la résolution des conflits.
Les intervenants ont souligné qu’une coalition forte nécessiterait une planification précoce, des règles claires et un engagement partagé, notant que les précédentes tentatives de coalition avaient été compromises par des mécanismes d’application faibles et des désaccords internes. Certains participants ont averti que la multiplication des coalitions de l’opposition pourrait fragmenter celle-ci et réduire les chances de déloger le président sortant en 2026. La transparence, l’inclusivité et la responsabilité ont été citées comme des éléments essentiels tout au long du processus.
Les organisateurs du CSC ont indiqué que le secrétariat de la coalition continuera de coordonner les activités jusqu’à ce que le comité intérimaire soit pleinement opérationnel. Les notes issues des consultations seront compilées et partagées avec les parties prenantes en tant que documents de travail pour orienter la prochaine phase des échanges.
En conclusion, les dirigeants du CSC ont exhorté toutes les parties intéressées à rester engagées, qualifiant l’initiative de début d’un processus continu plutôt que d’un événement ponctuel, et ont appelé à une collaboration soutenue à l’approche des élections de 2026.

