Par Fatou Krubally
L’Assemblée nationale a approuvé mardi le projet de loi de crédits 2026, autorisant des dépenses publiques de 43,49 milliards de GMD pour l’exercice débutant le 1er janvier 2026.
Le projet de loi, qui conclut six semaines d’examen parlementaire, inclut l’une des plus grandes allocations de l’année — 737 millions de GMD — pour la fonction présidentielle. Le vote a suivi une série de bilatéraux ministériels, de sessions de commission et de débats pléniers sur le projet d’estimations présenté le 31 octobre par le ministre des Finances et officiellement présenté le 5 décembre.
Les dépenses publiques passeront de 37,85 milliards de GMD en 2025 à 43,49 milliards de GMD en 2026. Des augmentations significatives ont été enregistrées pour la Commission électorale indépendante (115 %), le ministère de l’Agriculture (87 %), l’enseignement supérieur (42 %) et les retraites et gratifications (22 %).
L’attribution à la présidence a suscité une attention particulière lors des délibérations, les législateurs réclamant une meilleure responsabilité et une utilisation efficace des ressources dans les institutions exécutives. Le GMD de 737 millions destiné au Bureau du Président couvre les services administratifs, les opérations du Parlement-État et les fonctions de coordination des politiques.
Du côté des recettes, les recettes fiscales et non fiscales devraient passer de 29 milliards de GMD à 32 milliards de GMD, soutenues par des collectes améliorées des ministères de l’Intérieur, de la Santé, des Pêches et des Ressources en eau. Malgré cette augmentation, l’écart budgétaire persiste, maintenant la dépendance au financement externe et à l’emprunt intérieur.
Avec l’adoption du projet de loi de crédits, le gouvernement poursuivra la mise en œuvre de son programme financier 2026, dans un contexte de préoccupations publiques quant à des dépenses prudentes et à une amélioration de la prestation des services dans les institutions étatiques.

