Par: Isatou Sarr
Quarante et un ressortissants étrangers — cinq Chinois et trente-sept Nigérians — ont été déférés lundi 8 septembre 2025 devant la Première Magistrate Anna O. Mendy du tribunal de Brikama, dans la région de la côte ouest, pour deux chefs d’accusation.
L’acte d’accusation mentionnait 42 prévenus, mais l’un d’eux a ensuite été rayé, ne laissant que 41, sans qu’aucune objection ne soit soulevée par l’avocat de la défense.
Le Commissaire adjoint M. Jarju, le Commissaire adjoint M. Camara et le Surintendant adjoint B. Sawaneh représentaient l’Inspecteur général de la police, tandis que les 41 accusés étaient représentés par le Senior Counsel L.S. Camara.
Au premier chef d’accusation, ils ont tous été inculpés de « possession illégale d’appareils et de données », en violation des sections 168 (3) et (4) de la Loi sur l’information et la communication, Cap 74:03 Volume 12, Lois de la Gambie 2009.
Selon les détails de l’infraction, au cours du mois d’août 2025, à Old Yundum et dans divers endroits, ils avaient en leur possession, sans excuse légale, deux cent soixante-deux (262) téléphones portables de marque iPhone, Motorola et Redmi, cent cinquante-trois (153) ordinateurs de bureau, cinq (5) ordinateurs portables de diverses marques, une somme de vingt-neuf mille huit cents dalasis (D29 800), des batteries externes, un téléviseur à écran plat et divers accessoires informatiques, dans l’intention de les utiliser pour commettre diverses infractions criminelles, commettant ainsi une infraction.
Au deuxième chef, ils ont été inculpés d’« extorsion, fraude et falsification liées à l’informatique », en violation des sections 173 (2) et (3) de la Loi sur l’information et la communication, Cap 74:03 Volume 12, Lois de la Gambie 2009.
Selon les faits, au cours du mois d’août 2025, à Old Yundum et dans divers endroits, ils ont été trouvés en possession de deux cent soixante-deux (262) téléphones portables de marque iPhone, Motorola et Redmi, cent cinquante-trois (153) ordinateurs de bureau, cinq (5) ordinateurs portables de diverses marques, des batteries externes, un téléviseur à écran plat et divers accessoires informatiques destinés à la fabrication ou à la production de fausses données via diverses plateformes de réseaux sociaux, commettant ainsi une infraction.
Après lecture de l’acte d’accusation auxdits prévenus, en anglais et en chinois, langues qu’ils comprennent, ils ont tous plaidé non coupables des charges retenues contre eux.
Le Commissaire adjoint M. Jarju a alors demandé un court ajournement, sans objection concernant leur mise en liberté sous caution.
Les 41 accusés ont chacun obtenu une liberté sous caution fixée par le tribunal à 300 000 dalasis, avec deux cautions gambiens devant déposer un affidavit de moyens.
L’affaire a été renvoyée au 11 septembre 2025 pour la poursuite des débats.

